npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

12 np dec 2014w

1er décembre • Lisez > Ésaïe 49.8-18

Comptons-nous pour Dieu ?

Au temps de la grâce je t'exaucerai, et au jour du salut je te secourrai.
Ésaïe 49.8

Le psalmiste a écrit: «Quand je contemple les cieux [...] qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui ?» (Ps 8.4,5.) L'Ancien Testament tourne autour de cette question. Se tuant au travail en Egypte, les esclaves hébreux avaient du mal à croire les affirmations de Moïse selon lesquelles Dieu veillait sur eux. L'auteur d'Ecclésiaste a posé la même question avec plus de cynisme: Y a-t-il quoi que ce soit qui compte ?

J'entretenais moi-même ce doute lorsque j'ai reçu une invitation à donner une conférence ayant pour thème: «Voici, je t'ai gravée sur mes mains» (Es 49.16).

Dieu a fait cette déclaration émouvante à son peuple se trouvant dans le creux de la vague lorsqu'Esaïe lui a prophétisé qu'il serait emmené en captivité à Babylone. Au prononcé de cette prophétie, le peuple s'est plaint ainsi: «L'Éternel m'abandonne, le Seigneur m'oublie !» (Es 49.14.) En réponse à cette plainte, Dieu a fait une série de promesses à son peuple - les cantiques du Serviteur (Es 42 - 53) - par laquelle il lui a donné l'espoir d'être délivré de cruels ennemis. Il a prédit l'incarnation et la mort sacrificielle du Serviteur.

Comptons-nous pour Dieu ? Noël commémore la réponse de Dieu à cette question: «[Voici], la vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel» (7.14). —P.D.Y

La venue de Jésus prouve de manière définitive et indéniable que Dieu se préoccupe de nous.

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2 décembre • Lisez > Colossiens 1.3-14

Nous avons besoin d'espoir

Béni soit l'homme qui se confie dans l'Éternel, et dont l'Éternel est l'espérance !
Jérémie 17.7

Adam et Eve n'avaient pas besoin d'avoir de l'espoir puisque tous leurs besoins étaient comblés. Par ailleurs, ils avaient toutes les raisons de croire que leur vie se poursuivrait de manière aussi agréable qu'elle avait commencé, à jouir de toutes les bonnes choses que Dieu leur procurait. Ils ont cependant tout risqué pour obtenir la seule chose dont le serpent a dit que Dieu les privait: la connaissance du bien et du mal (Ge 2.17; 3.5). Ainsi, lorsque le serpent est venu leur faire une offre, Eve s'est empressée de l'accepter et Adam de l'imiter (3.6). Ils ont ainsi obtenu ce qu'ils voulaient: la connaissance. Cependant, la perte de leur innocence a entraîné le besoin d'espoir - celui de voir leur culpabilité et leur honte disparaître, ainsi que leur bonne relation avec Dieu être restaurée.

Noël est un temps d'espoir. Les enfants espèrent recevoir le jouet ou le jeu le plus prisé. Les familles espèrent que tout le monde sera là pour la période des vacances. Cependant, l'espoir que Noël commémore transcende largement ces désirs. Jésus, celui qui devait «[ébranler] toutes les nations» (Ag 2.7), est venu ! «[II] nous a délivrés de la puissance des ténèbres», nous a rachetés et nous a pardonné nos péchés (Col 1.13,14). Il nous a même rendus capables d'être « sages en ce qui concerne le bien, et purs en ce qui concerne le mal » (Ro 16.19). Christ en nous nous fait espérer la gloire.

Dieu soit loué pour l'espoir que procure Noël ! —J.A.L.

Pour le chrétien, l'espoir est une certitude parce qu'il repose sur Christ.

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3 décembre • Lisez > Éphésiens 2.1-10

L'esprit de l'époque

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde.
Éphésiens 2.1,2

Chaque époque possède ses propres pensées, idées et valeurs qui influencent la culture; il s'agit de «l'esprit de l'époque». C'est le genre de consensus grandissant qui nous endort, nous amenant petit à petit à adhérer aux valeurs à la mode dans la société.

Cette atmosphère corruptrice, l'apôtre Paul la désigne comme étant «le train de ce monde». Pour décrire la vie des croyants d'Éphèse avant qu'ils rencontrent Christ, il a dit: «Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde» (Ép 2.1,2). Voilà la pression des pairs qui s'exerce dans le monde - un système de valeurs et d'idées d'inspiration satanique qui cultive un style de vie marqué par l'indépendance envers Dieu.

Jésus veut que nous vivions dans le monde (Jn 17.15), si bien qu'il nous est presque impossible d'échapper à l'influence de ce dernier. Cependant, Dieu nous a donné sa Parole pour qu'elle imprègne notre pensée au point de nous convaincre de l'inutilité de nous conformer aux valeurs du monde (Ro 12.1,2). Dieu nous aide plutôt à marcher dans sa lumière (Ép 5.8), selon l'Esprit (Ga 5.25), dans l'amour (Ép 5.2), dans la vérité (3 Jn 4) et en Christ (Col 2.6).

En marchant dans la puissance de Dieu et en passant du temps dans sa Parole, nous y puisons la force de vivre selon les valeurs du royaume et non selon l'esprit de l'époque. —H.D.F.

Bien que les chrétiens vivent dans le monde, leur allégeance est au ciel.

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4 décembre • Lisez > Deutéronome 15.7-11

Ouvrir la main pour aider

Mais tu lui ouvriras ta main [au pauvre].
Deutéronome 15.8

Un sans-abri passe du temps dans la bibliothèque du quartier. Un certain après-midi que je m'y trouvais en train d'écrire, j'ai fait une pause pour manger. Après avoir fini la moitié d'un sandwich dinde et gruyère, je me suis remémoré cet homme. Quelques minutes plus tard, je lui ai offert la partie de mon repas que je n'avais pas touchée. Il l'a acceptée.

Cette brève rencontre m'a amenée à réaliser que, compte tenu de tout ce que Dieu m'a donné, je devais en faire plus pour venir en aide aux gens défavorisés. Par la suite, en y repensant, j'ai décidé de lire les directives que Moïse a données quant à la nécessité de répondre aux besoins des pauvres. Il a dit aux Israélites: «[Tu] ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main» (De 15.7,8). La main ouverte symbolise la façon dont Dieu voulait que son peuple pourvoie aux besoins de l'indigent: volontairement et librement. Sans excuses et sans rien retenir (v. 9). Dieu leur a donné, et il voulait qu'ils donnent assez généreusement afin de «pourvoir à ses besoins» (v. 8).

Si nous ouvrons la main afin d'aider les indigents, Dieu nous bénira en retour (Ps 41.2-4; Pr 19.17). En le laissant vous diriger, considérez la possibilité de «[donner votre] propre subsistance à celui qui a faim» (Es 58.10) et de venir spontanément en aide aux gens au nom de Jésus. —J.B.S.

Il est possible de donner sans aimer, mais il est impossible d'aimer sans donner.

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5 décembre • Lisez > Jean 4.27-39

Barrières et bénédictions

Plusieurs [...] crurent en Jésus à cause de cette déclaration formelle de la femme: Il m'a dit tout ce que j'ai fait.
Jean 4.39

Qu'a vu Jésus chez la femme au puits dans Jean 4 ? Il a vu en elle une personne qui voulait se faire accepter et qui avait désespérément besoin de se savoir aimée. Par-dessus tout, il a vu quelqu'un ayant besoin de ce qu'il était le seul à pouvoir lui procurer: un cœur nouveau.

Ce n'est pas un hasard si les disciples s'étaient tous rendus en ville pour y acheter de la nourriture. Il ne fait aucun doute qu'ils auraient cherché à dissuader Jésus d'adresser la parole à cette personne: une femme, une Samaritaine et quelqu'un de mauvaise réputation, de surcroît.

N'étant pas protocolaire de nature, Jésus a toutefois profité de sa rencontre avec elle pour la bénir en lui accordant la vérité de «l'eau vive» (Jn 4.10). Il lui a suffi d'une simple conversation pour abattre les barrières d'anciennes hostilités, du sexisme, des différences ethniques et du racisme. Or, cette femme est devenue la première de nombreux Samaritains à reconnaître le Messie en la personne de Jésus (v. 39-42).

En relatant sa rencontre avec un Homme qui savait « tout ce [qu'elle avait] fait », elle pratiquait déjà le principe «semer et moissonner» que Jésus enseignait à ses disciples (Jn 4.35-38). Ce jour-là, beaucoup ont cru; Philippe, Pierre, Jean et d'autres ont ensuite prêché en Samarie et y ont conduit de nombreuses autres personnes à Christ (Ac 8.5-14; 15.3). Lorsque nous racontons aux gens notre propre «rencontre» avec Jésus, nous les bénissons en leur apportant l'eau vive. —C.H.K.

La foi digne de ce nom est digne d'être partagée.

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6 décembre • Lisez > Psaume 19.8-12

Encouragements inattendus

Ils [les jugements de l'Éternel] sont plus précieux que l'or.
Psaume 19.11

Aspirez-vous à être encouragé ? Avez-vous besoin aujourd'hui d'un petit coup de pouce pour affronter toutes les mauvaises nouvelles qui vous accablent ? Le psalmiste David peut vous remonter le moral contre toute attente par certaines paroles que l'on juge souvent négatives.

Dans le Psaume 19, nous découvrons une courte liste des façons dont le Seigneur définit clairement ses «jugements» ou normes de vie, et qui peuvent produire des résultats positifs. Cet encouragement peut surprendre, car certaines personnes perçoivent les normes de Dieu comme restrictives et privant les gens du bonheur.

Voici des synonymes que le psalmiste emploie pour décrire les normes de Dieu: «loi de l'Eternel» (v. 8), «témoignage» (v. 8), «ordonnances» (v. 9), «commandements» (v. 9), «crainte de l'Éternel» (v. 10) et «jugements» (v. 10). Pour beaucoup de gens, ces normes ont un écho menaçant qui les pousse à vouloir les éviter ou les rejeter.

Vous remarquerez toutefois ce que ces normes apportent à ceux qui vivent dans la foi et l'obéissance: elles restaurent l'âme, elles rendent sage, elles réjouissent le cœur, elles purifient la vie, elles éclairent les yeux, elles subsistent à toujours, et elles procurent la vérité et la justice (v. 8-10). Voilà de quoi nous encourager ! Rien d'étonnant à ce que David ait dit que «les jugements de l'Éternel [...] sont plus précieux que l'or [...] plus doux que le miel» (v. 11). —J.D.B.

L'obéissance à la Parole de Dieu procure au chrétien la plus grande liberté.

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7 décembre • Lisez > 1 Timothée 4.9-16

Que des enfants

Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles.
1 Timothée 4.12

Après le lycée, Darrell Blizzard a quitté l'orphelinat où il avait grandi pour se joindre aux forces aériennes américaines. La Seconde Guerre mondiale battait son plein, et l'on n'a pas tardé à lui confier des responsabilités normalement réservées à des hommes plus vieux et plus chevronnés. Il a dit à un journaliste, des années plus tard, que l'engin le plus gros qu'il avait conduit avant de piloter un quadrimoteur B-17 était une charrue à soc tirée par quatre mules. À l'approche de ses 90 ans, il dit maintenant: «Nous n'étions tous que des enfants aux commandes de ces engins.»

La Bible nous parle de nombreuses personnes ayant suivi Dieu avec courage dans leur jeunesse. Malgré un contexte de leadership spirituel corrompu, «Samuel faisait le service devant l'Éternel [-...] enfant» (1 S 2.18). David a affronté le géant Goliath même si on lui avait dit: «Tu ne peux pas aller te battre avec ce Philistin, car tu es un enfant» (17.33). Marie, la mère de Jésus, était sûrement très jeune lorsqu'elle a appris qu'elle porterait le Fils de Dieu. Elle a répondu ainsi à l'annonce de l'ange: « [Qu 'il] me soit fait selon ta parole !» (Lu 1.38.) Paul a dit au jeune pasteur Timothée: «Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles» (1 Ti 4.12).

Dieu accorde de la valeur à tous les membres de sa famille. Par sa force, les jeunes peuvent vivre une foi audacieuse, alors que les gens plus vieux peuvent encourager ceux qui ne sont « que des enfants ». —D.C.M.

Ne nous lassons jamais d'encourager les jeunes.

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8 décembre • Lisez > 2Thess. 2.13-3.5

Avance ! Mais avance donc !

Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la patience de Christ !
2 Thessaloniciens 3.5

De l'autre côté de l'intersection, j'ai vu un automobiliste hésiter lorsque le feu est passé au vert. C'est alors que, venant de nulle part, une personne s'est mise à crier: «Avance ! Mais avance donc !» Ces cris de colère semblaient affoler le conducteur, et leur origine semblait le laisser perplexe. Puis j'ai vu que la voiture derrière lui était équipée d'un haut-parleur permettant à l'automobiliste de crier après les autres automobilistes ! Ayant pris son courage à deux mains, le conducteur hésitant a fini par aller de l'avant. La grossièreté et l'impatience du conducteur contrarié m'ont frappé.

Or, les gens pensent parfois que Dieu est ainsi: irascible, impatient et prêt à hurler dans un genre de mégaphone divin.

Ils redoutent qu'il épie leurs moindres gestes, désireux de punir chaque écart de conduite. En réalité, même si ses enfants se trompent au cours de leur vie, Dieu agit envers eux avec amour et patience. L'apôtre Paul voulait que les croyants de Thessalonique comprennent cette réalité et prient ainsi: «Que le Seigneur dirige vos cœurs vers l'amour de Dieu et vers la patience de Christ !» (2Th3.5.) Dieu est à l'œuvre dans notre vie, et il y accomplira ses desseins. Il arrive parfois que Dieu nous pousse doucement ou nous corrige tendrement, mais jamais en nous criant après avec impatience. —W.E.C.

La grâce de Dieu, c'est un amour infini à découvrir en goûtant à son infinie bonté.

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9 décembre • Lisez > Luc 2.1-7

Par amour

[Le] temps où Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche.
Luc 2.7

L'année dernière, j'ai reçu de beaux cadeaux de Noël: un pantalon de ski, un bracelet et une liseuse Kindle. Cependant, ce qui m'a le plus réjouie, c'est de passer du temps avec des gens: m'amuser avec neuf petits-neveux et petites-nièces venant de l'extérieur de l'Etat; le bonheur de voir une de mes nièces, son mari et leur fillette de dix-huit mois assister avec nous au service de la veille de Noël de notre Église; avoir rendu visite à un collègue à la retraite et à sa femme, tous les deux ayant des problèmes de santé; avoir célébré la période des fêtes en compagnie de vieux amis; avoir lu l'histoire de la Nativité avec des êtres chers. C'étaient tous des cadeaux particuliers en raison de l'amour que nous avons les uns pour les autres.

Par amour, Dieu le Père a envoyé un cadeau au monde il y a deux mille ans: Jésus, emmailloté et couché dans une étable (Lu 2.7). Les bergers savaient qu'il s'agissait d'un cadeau extraordinaire parce qu'un ange leur avait annoncé sa naissance durant la nuit, tandis qu'ils se trouvaient dans leurs champs (v. 8-14). Ils se sont empressés d'aller le voir et ils n'ont pu faire autrement qu'annoncer aux autres la nouvelle de ce Cadeau (v. 16,17). Malgré tout, nombreux ont été ceux qui l'ont rejeté par la suite, et il s'est fait crucifier et ensevelir pour expier nos péchés. Par contre, il est ressuscité des morts et offre maintenant le salut à tous ceux qui le reçoivent.

Merci, mon Dieu, pour le Cadeau que tu nous as fait, par amour pour nous. —A.M.C.

Le cadeau que Dieu a fait au monde, c'est le Sauveur qui donne la vie.

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10 décembre • Lisez > Osée 14

Demander son chemin

Car les voies de l'Éternel sont droites; les justes y marchent.
Osée 14.9

Je n'aime pas particulièrement demander mon chemin. Je me dis toujours que, si je persévère, je finirai par le trouver. Contrairement à moi, ma femme, Martie, s'empresse toujours de demander son chemin et mon refus d'avouer que je n'ai pas la moindre idée d'où je vais la laisse perplexe. En fin de compte, c'est elle la plus sage de nous deux. Elle se rend à destination plus rapidement et sans angoisser, alors que je me perds.

Le fait de nous croire assez futés pour traverser la vie par nos propres forces va à rencontre de la mise en garde que nous fait la Bible: «Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c'est la voie de la mort» (Pr 16.25). Lorsque nous sommes à la croisée des chemins, nous devons nous arrêter et demander au Seigneur quelle est la voie à suivre, «[car] les voies de l'Éternel sont droites» (Os 14.9).

La vie est une entreprise directionnelle. Il est d'une importance vitale de savoir comment diriger notre vie avec succès vers des relations bénies et paisibles, des gestes d'amour et de service chargés de sens, une communion satisfaisante avec Dieu et tout un éventail d'autres destinations d'une importance capitale.

Demander son chemin à Dieu n'est donc pas qu'une bonne idée, il est également primordial que nous le fassions. «Confie-toi en l'Eternel de tout ton cœur [...] et il aplanira tes sentiers» (Pr 3.5,6). —J.M.S.

Demandez votre chemin à Dieu, car il sait lequel est à emprunter.

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11 décembre • Lisez > Matthieu 26.36-46

Trahisons émotionnelles

Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dît à Pierre: Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi !
Matthieu 26.40

Il y a quelques années, un ami et moi lisions ensemble Matthieu 26 au sujet de Jésus dans le jardin de Gethsémané. Au cours de notre lecture, il m'a dit: «Je sais une chose, si j'avais été en compagnie de Jésus à Gethsémané, j'aurais veillé avec lui. Je ne serais jamais tombé endormi !» Indigné, il a poursuivi ainsi: «Comment a-t-on pu s'endormir après avoir entendu Jésus dire combien il était troublé ? Il les avait presque suppliés !» (v. 38.)

Sachant que nos familles trouvaient difficile de composer avec nos longues heures de travail, je me suis demandé à voix haute devant mon ami: «Combien de fois nos enfants nous ont-ils cherchés dans la foule durant leurs activités scolaires, dans l'espoir de nous y voir ? Nos enfants doivent-ils affronter des difficultés seuls parce que nous sommes en déplacement ou occupés ? Notre famille et nos amis ont vraiment besoin que nous leur accordions une attention particulière. Même Jésus a demandé à ses disciples de veiller et de prier avec lui» (voir v. 40-45).

Il n'est pas simple d'équilibrer les exigences de la vie et les besoins de ceux que nous aimons et servons, mais négliger' de le faire reviendrait à une trahison émotionnelle. En nous remémorant les disciples qui ont déçu Jésus dans le jardin, il se pourrait que nous voulions envisager des moyens de démontrer aujourd'hui même que nous nous soucions de nos êtres chers et que nous veillons à leurs intérêts. Seigneur, aide- nous à bien aimer les autres. —R.K.

Notre amour pour Christ se mesure en partie à notre degré de sensibilité aux besoins d'autrui.

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12 décembre • Lisez > Apocalypse 21.1-7

Le chemin des larmes

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur.
Apocalypse 21.4

La déportation de milliers d'Indiens d'Amérique au début du 12éme siècle constitue un événement très grave et tragique de l'histoire des Etats-Unis. Des nations amérindiennes, qui avaient signé des traités avec la population de colons blancs et qui avaient combattu à ses côtés, ont été chassées de leurs terres ancestrales. Durant l'hiver 1838, des milliers de Cherokees ont été obligés d'amorcer une marche pénible de 1600 km vers l'Ouest appelée «Chemin des larmes». Cette injustice a coûté la vie à des milliers de gens, qui étaient nombreux à ne pas avoir les vivres, les vêtements et les chaussures nécessaires pour survivre à un tel voyage.

Le monde continue d'abonder en injustices, en souffrances et en épreuves. Il se peut d'ailleurs que beaucoup de gens aient l'impression aujourd'hui de parcourir un chemin des larmes, des gens que personne ne remarque ni ne console. Notre Seigneur voit cependant nos larmes et console notre cœur meurtri (2 Co 1.3-5). Il déclare également l'espérance du temps à venir qui ne sera entaché ni de péché ni d'injustice. En son temps et en son lieu, Dieu «essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus; il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur» (Ap 21.4).

Le Dieu qui offre de nous délivrer des larmes à l'avenir est le seul à pouvoir nous consoler pleinement actuellement. —W.E.C.

Lorsque Dieu permet une épreuve, il procure également une consolation.

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13 décembre • Lisez > 1 Jean 2.12-17

Le cercle des sages

Je vous écris, pères, parce que vous avez connu celui qui est dès le commencement.
1 Jean 2.13

Je siégeais auparavant au conseil des anciens d'une Église californienne. Un des anciens plus âgé que la plupart d'entre nous, Bob Smith, nous exhortait souvent à consulter la Parole de Dieu pour obtenir une direction.

À une certaine occasion, nous discutions du manque de leaders au sein de l'Eglise et nous examinions diverses solutions depuis une heure ou plus. Bob avait gardé le silence tout au long de la discussion. Puis, il a fini par dire à voix basse: «Messieurs, nous avons oublié la solution de Jésus à notre problème de leadership. Avant de faire quoi que ce soit, nous devons d'abord «[prier] [...] le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson» » (Lu 10.2). Son intervention a produit un fruit d'humilité en nous, si bien que nous avons passé le reste de la réunion à prier que Dieu suscite des ouvriers et les envoie dans sa moisson.

C. S. Lewis a dit: «Après être soi-même sage, la meilleure chose consiste à vivre parmi des gens qui le sont. » Pro- verbes 1.5 dit: «Que le sage écoute, et il augmentera son savoir [...].» La remarque de Bob n'est qu'un exemple de la valeur des hommes et des femmes sages qui «[ont] connu celui qui est dès le commencement» (1 Jn 2.13,14) et dont l'esprit est rempli de la Parole de Dieu.

Prenons à cœur les conseils de ceux qui ont vécu en présence du Seigneur et qui ont mûri dans sa sagesse. Ils sont le don que Dieu nous fait, ainsi qu'à nos Églises. —D.H.R.

Sage est celui qui acquiert de la sagesse en tirant des leçons du vécu d'autrui.

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14 décembre • Lisez > Job 38.4-18

C'est mon invention

Où étais-tu quand je fondais la terre ? Dis-le, si tu as de l'intelligence.
Job 38.4

Willard S. Boyle, lauréat du prix Nobel de physique, a contribué à inventer «l'œil électronique» à l'origine de l'appareil photo numérique et du télescope Hubble. Cherchant un nouvel appareil photo numérique, il s'est rendu dans une boutique d'Halifax, en Nouvelle-Ecosse. Le préposé a tenté d'expliquer à Boyle la complexité de l'appareil, mais s'est arrêté parce qu'il la croyait trop grande pour que son client la saisisse. Boyle lui a alors dit sans ménagement: «Inutile de m'expliquer. C'est mon invention.»

Après que Dieu a permis à Satan d'éprouver Job en le privant de sa famille, de sa santé et de ses biens (Job 1 - 2), Job a maudit le jour de sa naissance (ch. 3). Dans les chapitres suivants, Job s'est demandé pourquoi Dieu permettait qu'il souffre autant. Puis, avec son franc-parler divin, Dieu a rappelé à Job que la vie et le monde étaient son «invention» (ch. 38 - 41). Dieu l'a invité à réfléchir à ce qu'il venait de dire. En attirant l'attention de Job sur sa puissance souveraine et la profondeur de sa sagesse, qui se manifestent partout sur la terre (38.4-41), Dieu a exposé l'immensité de l'ignorance de Job.

Si nous sommes tentés de dire à Dieu comment la vie devrait fonctionner, rappelons-nous qu'il en est l'inventeur ! Puisse-t-il nous aider à reconnaître notre ignorance et à nous appuyer sur lui, le Créateur de l'univers, avec humilité. —M.L.W.

Comprendre Dieu est une impossibilité, mais l'adorer est un impératif.

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15 décembre • Lisez > 2 Pierre 3.1-13

Vingt-sept pour cent

Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes.
2 Pierre 3.11

Les gens entretiennent des attitudes variées par rapport aux prophéties bibliques. Certains croyants s'en préoccupent à tel point qu'ils passent leur temps à discuter des derniers événements de l'actualité, voyant en eux les signes bibliques indiquant que le retour de Christ pourrait avoir lieu à tout instant. D'autres envisagent ces prophéties avec une telle nonchalance qu'ils semblent ne faire aucun lien entre elles et la vie chrétienne.

Les prophéties bibliques sont-elles donc importantes ? Voici quelques faits qui vous aideront à mettre les choses en perspective. La Bible renferme 31 124 versets. Or, 8352 d'entre eux ont un contenu prophétique d'une sorte ou d'une autre. Ce qui constitue 27 p. cent de la Bible !

Etant donné que les prophéties comptent pour plus d'un quart de la Bible, le croyant devrait accorder une grande valeur au rôle qu'elles jouent dans la révélation de Dieu. Ce faisant, nous devrions toutefois nous rappeler la raison pour laquelle Dieu les y a placées. Après avoir décrit la fin que le monde connaîtra, Pierre conclut ainsi: «Puisque tout cela est en voie de dissolution, combien votre conduite et votre piété doivent être saintes» (2 Pi 3.11). Autrement dit, nous devrions choisir de vivre chaque jour dans la piété afin de nous conformer à la demeure céleste qui nous est destinée.

Dieu nous a fourni des informations concernant l'avenir afin de se glorifier lui-même, de nous assurer de sa maîtrise souveraine de l'Histoire et de nous inciter à mener une vie de piété. —H.D.F.

Attendez-vous au retour de Christ, et vous vivrez pour la gloire de Christ.

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16 décembre • Lisez > Luc 2.8-12

Joie

[Je] vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie.
Luc 2.10

Après qu'Adam et Eve ont désobéi à Dieu, la joie s'est perdue. Dieu les a chassés du jardin qu'ils habitaient afin d'éviter que pire se produise. S'ils avaient mangé de l'arbre de la vie après avoir mangé de celui de la connaissance du bien et du mal, ils auraient vécu à jamais captifs de leur misère.

La vie hors du jardin n'était pas facile. Adam et Eve ont dû travailler dur pour se nourrir. La réalité de la mort était partout, et les animaux se dévoraient entre eux. Pire encore, le premier-né d'Adam et Eve a tué son jeune frère. Que pouvait-il arriver de pire ? Le péché ayant pénétré leur vie, le couple était désormais incapable de l'empêcher de lui voler sa joie.

Cependant, Dieu avait un plan pour restaurer leur joie. Lorsque la mort est survenue, la joie a disparu du jardin, mais elle est revenue par la naissance - celle du Fils même de Dieu. [Je] vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie» (Lu 2.10). Jésus a grandi dans le but de guérir les malades, de donner la vue aux aveugles et de ressusciter les morts. Par contre, ce n'était là que l'ombre des choses à venir. Dieu est entré dans notre monde, a porté nos douleurs et a vaincu la mort, en nous donnant l'espoir qu'il tiendra la promesse qu'il nous a faite de mettre fin à la souffrance, à la tristesse et à la mort (Jn 11.25,26; 1 Co 15.3,4; Ap 21.4). Il n'y a donc rien d'étonnant dans le fait que la période de Noël procure de la joie ! —J.A.L.

La joie de Noël, c'est Jésus.

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17 décembre • Lisez > Actes 7.51 - 8.2

Le jeu en vaut la chandelle

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
Éphésiens 2.8,9

Que ne donnerait-on pas en échange d'un nouvel IPad ? Un jeune de 17 ans a donné l'un de ses reins ! Il semblerait qu'il ait voulu s'acheter un IPad hors de ses moyens au point de risquer de subir une opération.

Etienne, dans Actes 7, a couru un grand risque, mais afin de proclamer la bonne nouvelle de Jésus. Tout en accomplissant des miracles, il s'est fait arrêter, faussement accuser d'avoir blasphémé contre Dieu et la loi de Moïse, ainsi que traîner devant le souverain sacrificateur (6.8-14). En réponse à la question de ce dernier (7.1), Etienne a couru le risque de prêcher un sermon qui, il le savait, déplairait à ses auditeurs. Il a déclaré qu'au cours de son histoire, la nation d'Israël n'avait cessé de rejeter les messagers de Dieu. Et maintenant, elle avait rejeté le Messie.

Le sermon d'Etienne a déclenché un tollé: «Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent» (v. 57,58). Pourquoi Etienne a-t-il risqué sa vie pour prêcher au sujet de Jésus ? Il désirait désespérément que ses auditeurs sachent qu'en raison de la mort et de la résurrection de Jésus, ils n'étaient plus tenus de vivre sous la Loi, mais pouvaient désormais vivre sous la grâce et le pardon (6.13-15; Ép 2.8,9). Jésus est mort afin que nous puissions avoir la vie éternelle. —A.L.

La vie du chrétien est une fenêtre par laquelle les autres peuvent voir Jésus.

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18 décembre • Lisez > Psaume 40.2-11

Les oreilles ouvertes

Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m'as ouvert les oreilles; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire. Psaume 40.7

Dernièrement, mes oreilles me donnaient du fil à retordre, si bien que j'ai décidé d'essayer un traitement plus ou moins controversé. Il était censé faire fondre le cérumen et éliminer tout ce qui risquait de diminuer mon ouïe. Je dois reconnaître que l'expérience me semblait étrange, mais comme je désespérais d'entendre distinctement, j'étais prêt à en tenter le coup.

Si importante soit une bonne ouïe dans la vie, elle s'avère encore plus importante dans notre marche avec Dieu. David a déclaré: «Tu ne désires ni sacrifice ni offrande, tu m'as ouvert les oreilles; tu ne demandes ni holocauste ni victime expiatoire» (Ps 40.7). Le mot rendu par ouvert dans ce verset pourrait être rendu par «nettoyé», ce que Dieu désire justement faire pour nous. Il veut que nous gardions les oreilles ouvertes, prêts à l'entendre nous parler par sa Parole. Il arrive parfois, cependant, que les bruits de fond de la culture environnante ou que le chant des sirènes de la tentation et du péché nous assourdissent spirituellement.

Puissions-nous donc nous tourner vers le Seigneur de tout notre cœur et garder les oreilles ouvertes de manière à être attentifs à sa voix. En nous parlant, il sèmera sa Parole dans notre cœur et nous enseignera à prendre plaisir à faire sa volonté (v. 9). —W.E.C.

Dieu parle par sa Parole à ceux qui mettent leur cœur à l'écouter.

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19 décembre • Lisez > Marc 10.46-52

Soyez précis

Que veux-tu que je te fasse ?
Marc 10.51

Le jour où je devais subir une chirurgie majeure, j'ai confié à mon amie que je redoutais déjà cette procédure. «Qu'est-ce qui te fait peur au juste ?» m'a-t-elle demandé. «J'ai tellement peur de ne pas me réveiller de l'anesthésie», lui ai-je répondu. Anne s'est alors mise immédiatement à prier: «Père, tu connais parfaitement bien la peur de Cindy. Veuille calmer son cœur et la remplir de ta paix. Et Seigneur, veuille la réveiller après l'intervention.»

Je crois que Dieu aime qu'on s'adresse à lui avec ce genre de précision. Lorsque Bartimée, le mendiant aveugle, a appelé Jésus à l'aide, ce dernier lui a répondu: «Que veux-tu que je te fasse ?» Ce à quoi l'aveugle a répondu: «Rabbouni [...] que je recouvre la vue.» Puis Jésus lui a dit: «Va, ta foi t'a sauvé» (Me 10.51,52). Avec Dieu, il est inutile de passer par quatre chemins. Bien qu'il y ait un temps pour prier de manière poétique, comme David l'a fait, il y a d'autres moments où il convient d'affirmer de manière directe: « Mon Dieu, je regrette vraiment ce que je viens de dire » ou: «Jésus, je t'aime parce que...» Nous adresser à Dieu de manière précise peut même constituer un signe de foi, car nous reconnaissons ainsi ne pas nous adresser à un Etre distant, mais à une vraie Personne qui nous aime intimement.

La profusion de paroles fantaisistes n'a rien pour impressionner Dieu. Il écoute simplement ce que notre cœur a à lui dire. —C.H.K.

La prière venant du coeur est au cœur de la prière.

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20 décembre • Lisez > Colossiens 1.19-27

Le cadeau

Et vous [...] il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche.
Colossiens 1.21,22

Nous désignons la période de Noël comme étant celle des cadeaux. Nous nous efforçons pour la plupart de trouver des cadeaux qui plairont à nos amis et à notre famille, mais les cadeaux ne se valent pas tous. Certains cadeaux s'accompagnent d'un message subtil, comme un exerciseur ou un livre portant sur la perte de poids. D'autres cadeaux correspondent à ce que la personne qui les offre aimerait elle- même vraiment recevoir. Cependant, les meilleurs cadeaux sont ceux qui proviennent d'une personne qui nous aime et qui sait ce que nous voulons.

Noël dernier, mon pasteur, Jim Samra, nous a exhortés à réfléchir à la venue de Christ sous un angle différent. Nous savons que le cadeau parfait, Dieu nous l'a offert en la personne de Jésus (Ro 6.23), mais le pasteur Jim a ajouté une autre pensée à celle-ci. Il a dit que nous pouvions également voir dans sa venue sur la terre le cadeau que Jésus a fait à son Père. Jésus aimait son Père et savait que ce que ce dernier désirait plus que tout pour nous, sa création, c'était que nous soyons réconciliés avec lui. Par son incarnation, Jésus a donc fait en sorte de nous offrir en présent saint et sans tache à Dieu (Col 1.22).

Le fait de nous considérer nous-mêmes comme un cadeau offert à Dieu nous pousse à vouloir être pour lui un présent de valeur et lui «être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu» (v. 10). —J.A.L.

Le plus grand don de Dieu devrait susciter notre plus profonde gratitude.

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21 décembre • Lisez > Proverbes 16.19-24

Parler avec douceur

Revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience.
Colossiens 3.12

Scott avait toujours admiré la relation entre Ken et Phyllis, les parents de sa femme. Il leur a donc demandé un jour à quoi ils devaient la réussite de leur mariage. Ken lui a répondu: «Il faut cultiver la douceur !» Une de mes amies termine souvent les mots qu'elle m'envoie, et qu'elle envoie à mon mari ou à d'autres amis par les paroles suivantes: «N'oubliez pas d'user de bonté les uns envers les autres.»

Voilà de judicieux conseils au sujet de la douceur et de la bonté. Les sources quotidiennes de stress peuvent facilement nous rendre irritables envers notre conjoint ou conjointe et les autres. Le moindre petit ennui nous contrarie ou nous pousse à critiquer des habitudes sans importance. Nous blessons par nos propos désobligeants sans même nous en rendre compte.

Le livre des Proverbes nous prodigue des conseils quant à la manière de nous adresser aux autres: «Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue préserve son âme des angoisses» (21.23). Et il y a les mises en garde suivantes: «La mort et la vie sont au pouvoir de la langue » (18.21); et: «Tel, qui parle légèrement, blesse comme un glaive; mais la langue des sages apporte la guérison» (12.18). Le conseil de Ken au sujet «d'user de bonté» me rappelle Proverbes 16.24: «Les paroles agréables sont un rayon de miel, douces pour l'âme et salutaires pour le corps.» Seigneur, remplis notre cœur de paroles qui serviront à bénir les autres aujourd'hui. —A.M.C.

Le cœur, les pensées, les paroles et les œuvres de douceur sont
respectivement le jardin, les racines, les fleurs et les fruits.

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22 décembre • Lisez > Psaume 19.2-7

Les cieux racontent

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'étendue manifeste l'œuvre de ses mains.
Psaume 19.2

Il n'est pas nécessaire de contempler longtemps le ciel nocturne pour s'émerveiller de l'œuvre admirable de Dieu. L'immensité des galaxies et de la masse nuageuse de notre Voie lactée nous rappelle la création spectaculaire et l'œuvre durable de Jésus par laquelle Dieu maintient tout ensemble (Col 1.16,17). C'est comme si nous étions tous aux premières loges du théâtre de la puissance créatrice de Dieu.

Cependant, le spectacle nocturne auquel nous assistons n'a rien de comparable à la gloire que Dieu a manifestée en envoyant son Fils sur la terre. Tandis que des bergers gardaient leurs troupeaux, le ciel s'est soudain éclairé à l'arrivée de messagers angéliques louant Dieu et déclarant: «Gloire à Dieu dans les lieux très hauts [...] !» (Lu 2.14.) Des rois-mages sont même venus de pays étrangers pour adorer le Roi lorsque Dieu a planté l'étoile la plus éclatante en Orient, qui les a conduits à Bethléhem.

Même si «[les] cieux racontent la gloire de Dieu» toutes les nuits (Ps 19.2), jamais auparavant ou depuis la manifestation de sa gloire, rien n'a apporté plus de vie au théâtre de l'univers que lorsque l'on nous a annoncé que le Créateur de cet univers nous a aimés au point de venir sur notre planète afin de nous sauver de nos péchés. Rappelez-le-vous la prochaine fois que vous contemplerez les étoiles ! —J.M.S.

Dieu nous a révélé la gloire spectaculaire de son amour pour nous par la venue de Jésus.

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23 décembre • Lisez > Ésaïe 2.1-4

Un Noël de paix

De leurs glaives ils forgeront des hoyaux [...]: Une nation ne tirera plus l'épée contre une autre.
Ésaïe 2.4

Dans son livre intitulé Christmas 1945, Matthew Litt nous raconte la première célébration de Noël aux États-Unis en temps de paix après la Seconde Guerre mondiale. Le quotidien New York Daily News a informé ses lecteurs qu'ils devaient s'attendre à voir entrer une flotte de navires de guerre dans le port de New York: «Une Armada puissante se composant de 6 porte-avions, de 7 croiseurs et de 24 contre-torpilleurs arrivera le jour de Noël.» Cependant, plutôt que d'y livrer bataille, les navires militaires allaient recevoir à leur bord mille enfants défavorisés.

On avait pris à l'avance les mensurations des enfants afin que soient confectionnés sur mesure des manteaux bleu marin et de petits chapeaux de laine que l'on envelopperait dans un papier cadeau et que l'on remettrait à chaque enfant lors de sa venue à bord. On avait transformé ces navires de guerre en transporteurs de compassion.

Le prophète Ésaïe a prédit qu'un jour la paix de Christ régnera sur la terre: «De leurs glaives ils forgeront des hoyaux, et de leurs lances des serpes: Une nation ne tirera plus l'épée contre une autre» (2.4). La période de Noël sert à nous rappeler que le Prince de la paix finira par apporter une période de calme et de compassion à la terre.

Tandis que nous célébrons la première venue du Prince de la paix et que nous attendons sa seconde venue, nous nous remémorons le privilège que nous avons de lui servir de «transporteurs de compassion». —H.D.F.

La paix véritable provient du Prince de la paix.

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24 décembre • Lisez > Luc 2.13-20

Un moment de grâce

Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.
Luc 2.20

Chaque année, j'aime écouter le service de la veille de Noël que la King's Collège Chapel de Cambridge, en Angleterre, transmet en direct à la radio. Ce Festival de neuf leçons et chants de Noël combine lecture de passages bibliques, prières et musique chorale en un culte d'adoration émouvant. Une année, j'ai été frappé d'entendre l'animateur décrire les membres de la congrégation tandis qu'ils quittaient la magnifique chapelle, en disant d'eux qu'ils «sortaient de ce moment de grâce pour retourner dans le vrai monde».

N'était-ce pas aussi le cas lors du premier Noël ? Les bergers ont entendu un ange annoncer la naissance du Sauveur, Christ le Seigneur (Lu 2.11), puis « une multitude de l'armée céleste, louant Dieu » (v. 13,14). Après avoir trouvé Marie, Joseph et le Bébé à Bethléhem, les bergers n'ont pu faire autrement que de parler aux autres de cet Enfant (v. 17). «Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé» (v. 20).

Leur «moment de grâce» les avait transformés. En retournant dans leur vrai monde, ils emportaient la bonne nouvelle de Jésus dans leur cœur et leur voix. Puissions-nous nous aussi apporter la grâce de Dieu dans le vrai monde ce Noël et chaque jour de la nouvelle année. —D.C.M.

Que la joie de Noël vous accompagne tous les jours.

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25 décembre • Lisez > Hébreux 1.1-9

Un message de la part de Dieu

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé a nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils.
Hébreux 1.1,2

En 1971, Ray Tomlinson faisait des expériences pour voir comment les gens et les ordinateurs pouvaient inter- agir. En envoyant par son ordinateur un message à un autre appareil de son bureau par un réseau, il a envoyé le tout premier courriel. Aujourd'hui, des décennies plus tard, plus d'un milliard de courriels sont envoyés chaque jour, un grand nombre renfermant d'importantes nouvelles, mais d'autres véhiculant parfois des publicités indésirables ou un virus destructeur. Voici une règle fondamentale régissant les courriels: «Ne les ouvrez pas, à moins d'en connaître les expéditeurs.»

Dieu nous a envoyé un message en la personne de son Fils, et cet Expéditeur est digne de confiance. Dans l'Ancien Testament, Dieu s'est adressé à son peuple par l'intermédiaire de ses prophètes et beaucoup de gens ont rejeté sa Parole: «Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils; il l'a établi héritier de toutes choses; par lui il a aussi créé l'univers » (Hé 1.1,2).

Il se peut que le mystère inexplicable du Dieu tout-puissant venant dans le monde sous la forme d'un bébé nous émerveille, mais que nous hésitions malgré tout à accueillir pleinement Christ et à lui confier notre vie. Noël est le message inoubliable d'amour, de rédemption et d'espoir que Dieu nous a envoyé. Ferez-vous confiance à cet Expéditeur et ouvrirez-vous son message dès aujourd'hui ? —P.C.M.

Le message d'espoir atemporel de Dieu attend d'être reçu.

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26 décembre • Lisez > Psaume 24

Des mains innocentes

Qui pourra monter à la montagne de l'Éternel ? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur.
Psaume 24.4,5

On dirait que, partout où l'on va ces temps-ci, on voit des affiches encourageant les gens à se laver les mains. Parce que les germes et les virus menacent constamment de propager des maladies dans toute la population, les inspecteurs de la santé publique ne cessent de nous rappeler que c'est le fait de ne pas se laver les mains qui contribue le plus à la propagation des germes. En plus de ces affiches, les lieux publics fournissent donc souvent des désinfectants pour les mains afin de favoriser l'élimination des germes et des bactéries.

David a également parlé de l'im- portance d'avoir «les mains nettes» (Version du Semeur), mais pour une raison tout à fait différente. Il a dit que les mains nettes, innocentes ou pures, constituent l'un des moyens d'entrer en présence de Dieu pour l'adorer: «Qui pourra monter à la montagne de l'Éternel ? Qui s'élèvera jusqu'à son lieu saint ?» a-t-il demandé. Réponse: «Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur» (Ps 24.4,5). Ici, «les mains nettes » ne fait pas allusion à l'hygiène personnelle, mais à notre état spirituel: le fait d'être purifiés du péché (1 Jn 1.9). Elles désignent une vie vouée au bien et à la piété - qui nous permet de nous tenir irréprochables devant le Seigneur avec le privilège de l'adorer.

Tandis qu'il vit sa vie par la nôtre, Dieu peut nous aider à faire le bien de manière à garder les mains innocentes et le cœur pur, prêts à offrir des louanges à notre grand Dieu. —W.E.C.

Le chemin menant à l'adoration commence par la gratitude envers Dieu pour notre purification.

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27 décembre • Lisez > Josué 7.1-13

Une stratégie gagnante

Israël a péché; ils ont transgressé mon alliance.
josué 7.11

A l'époque où j'étais entraîneur de basket dans un lycée, j'ai commis une lourde erreur. J'ai envoyé certains de mes joueurs espionner une équipe adversaire. Leur conclusion: On pourra facilement la battre. Or, notre suffisance nous a valu de perdre la partie contre elle. Cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Moi, cette situation me rappelle celle d'Aï, où Josué a envoyé ses espions, qui ont mal jugé de la force de leurs adversaires.

Cependant, la défaite à Aï ne tenait pas uniquement à un mauvais espionnage. Israël a perdu la bataille et 36 soldats pour plusieurs raisons, desquelles, selon moi, nous pouvons tirer des leçons.

Peu avant la défaite à Aï, Josué a conduit son armée à la victoire contre Jéricho parce qu'il connaissait le plan d'attaque de Dieu. Par contre, rien n'indique que Josué ait consulté Dieu avant Aï. Antérieurement à la bataille de Jéricho, les hommes s'étaient consacrés à Dieu (Jos 5.2-8). Avant Aï, rien n'indique que les hommes de Josué se soient préparés spirituellement. Pour expliquer la défaite des Israélites, la Bible mentionne qu'il y avait du péché dans leur camp. Acan avait pris des choses dévouées dans le butin de Jéricho (7.1). Ils ne parviendraient pas à vaincre Aï tant que ce péché ne serait pas confessé et que le peuple ne se serait pas consacré à Dieu (7.16-26). Puis Dieu leur a révélé son plan de victoire (8.1-7).

Une stratégie gagnante pour nos combats de tous les jours: confesser nos péchés et vivre par la puissance que Dieu nous procure. —J.D.B

La pureté dans le cœur suscite la puissance dans la vie.

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28 décembre • Lisez > 1 Pierre 2.9-17

Vent et feu

Honorez tout le monde; aimez les frères; craignez Dieu; honorez le roi.
1 Pierre 2.17

Quand je veux allumer un feu, il arrive parfois que le vent l'éteigne. cependant, lorsque j'essaie d'entretenir un feu, le vent continue de l'attiser. Ainsi, dans la première situation, je qualifie le vent de « mauvais », car il déjoue mes projets; dans la seconde, je le qualifie de «bon», car il m'aide à accomplir ce que je veux faire.

Ce paradoxe indique que nous jugeons des choses selon l'influence qu'elles ont sur nous. Nous déclarons une situation ou une personne «mauvaise» si elle déjoue nos projets ou nous cause des inconvénients. Nous la déclarons «bonne» si elle nous convient et favorise notre cause.

C'est toutefois Dieu qui détermine ce qui est bon ou mauvais, et il le fait non pas selon l'influence que cela exerce sur nos projets, mais selon que cela accomplit ou non les siens. Son plan divin consiste à faire de nous «une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis». Et ses desseins visent à nous faire «[annoncer] les vertus de celui qui [nous] a appelés des ténèbres à son admirable lumière» (1 Pi 2.9).

Pour accomplir les desseins bienveillants de Dieu, nous devons respecter tout le monde, aimer les autres croyants, craindre Dieu et honorer nos dirigeants, même lorsqu'une chose ne semble pas nous avantager (v. 17). Il se peut que ces gentillesses attisent une étincelle de foi chez ceux qui nous regardent réagir à une «mauvaise» situation et suscitent surtout des louanges à Dieu. —J.A.L.

En mauvaise posture, rappelez-vous que Dieu est bon.

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29 décembre • Lisez > Psaume 1

Bénis soient les limites

Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs.
Psaume 1.1

Pendant toutes les années où j'ai travaillé avec des gens, je n'ai jamais rencontré quiconque dont la vie ait été complètement sens dessus dessous parce qu'il ou elle avait gardé les commandements de Dieu. Cependant, à une époque où l'on célèbre la liberté personnelle à titre de droit inaliénable, le fait de conformer notre style de vie aux voies de Dieu est souvent perçu comme un non-respect. Or, quiconque parle en faveur des limites que Dieu nous impose est mis de côté. Cependant, dans cette soif insatiable de liberté, nous devrions remarquer que notre société se démarque de plus en plus par un sentiment obsédant de vide et de désespoir.

Le peuple de Dieu devrait percevoir les limites tout à fait différemment. Comme pour le psalmiste, nous devons réaliser qu'une vie bénie provient du fait de trouver notre plaisir dans la loi de l'Éternel (Ps 1.2), comme «l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs» (v. 1). Celui qui croit en Jésus reconnaîtra que Dieu ne lui impose pas de limites dans le but de lui empoisonner la vie. Ce sont en réalité des clôtures divines que Dieu a érigées selon sa sagesse pour nous aider à éviter les pièges et les ennuis d'une vie désordonnée.

La prochaine fois que vous serez tenté de franchir les limites de Dieu, rappelez-vous les desseins bienveillants qui l'ont poussé à ériger ces clôtures. Choisissez de bénir Dieu pour ses limites et la façon dont elles vous bénissent. —J. M.S.

Les clôtures de Dieu nous gardent à l'intérieur des limites de ses bénédictions.

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30 décembre • Lisez > Ésaïe 40.1-8

Une lettre impérissable

L'herbe sèche, la fleur tombe, mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement.
Ésaïe 40.8

Les membres de la même famille qui ont fondé les boutiques d'artisanat Hobby Lobby sont nés de nouveau. Le président, Steve Green, se passionne pour la Bible et projette d'établir un musée de la Bible qui exposera des livres et des manuscrits rares provenant des quatre coins du monde. Il a dit: «Nous désirons [...] encourager les gens à tenir compte de ce que [la Bible] a à dire. [...] Nous nous sommes donné pour but de créer un musée autour de l'histoire de la Bible. Aucun livre n'a été plus mal traité et plus aimé. Son histoire incroyable mérite d'être racontée.»

La Bible a été préservée au fil du temps de façon remarquable, et ce musée en fera le récit. Les plus anciens exemplaires que nous avons du Nouveau Testament sont plus nombreux et plus près de la date des événements que certains témoins oculaires ont rapportés que tout autre document ancien de l'époque. Ce qu'ils rapportent au sujet de Christ est plus fiable que tout ce que nous savons au sujet de Socrate ou de César. Le fait que Dieu soit derrière les scènes utilisant des gens et des situations pour transmettre son texte de rédemption inspiré ne devrait pas nous étonner. Ésaïe a déclaré avec éloquence: «L'herbe sèche, la fleur tombe, mais la parole de notre Dieu subsiste éternellement» (Es 40.8).

Si nous lisons la Bible d'un cœur ouvert, nous désirerons ardemment en faire connaître le message. Il s'agit de la lettre impérissable de Dieu adressée à tous. —H.D.F.

Dans toute la littérature, rien ne saurait se comparer à la Bible.

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31 décembre • Lisez > Psaume 39.5-14

Le pouvoir de la pensée terminale

Eternel ! dis-moi quel est le terme de ma vie, quelle est la mesure de mes jours; que je sache combien je suis fragile. Psaume 39.5

Tandis que nous attendons de commencer la nouvelle année armés de projets et de résolutions, la voix d'hommes pieux du passé nous encourage à nous remémorer ce que nous préférerions oublier: notre propre mort.

Thomas à Kempis (1379-1471) a écrit: «Heureux qui a toujours devant les yeux l'heure de la mort, et qui se prépare à mourir !» Et François Fénelon (1651-1715) a écrit: «On ne saurait trop déplorer l'aveuglement des hommes les poussant à refuser de penser à la mort et à se détourner d'une chose inévitable qui pourrait les rendre heureux s'ils y pensaient souvent. La mort ne trouble que les personnes charnelles.»

Ces hommes ne faisaient pas allusion à une préoccupation déprimante par rapport à la mort, mais à une approche dynamique par rapport à la vie. Comme le psalmiste David l'a fait, nous devrions prier ainsi: «Éternel ! dis-moi quel est le terme de ma vie, quelle est la mesure de mes jours; que je sache combien je suis fragile. [...] Oui, tout homme debout n'est qu'un souffle» (Ps 39.5,6). David parle des gens qui travaillent en vain, à amasser des richesses sans même savoir qui les obtiendra (v. 7). Il conclut en affirmant que son espoir réside en Dieu, qui est le seul à lui éviter une vie de rébellion et de catastrophe spirituelle (v. 8,9).

Si nous mettons notre espérance en Dieu, la brièveté de notre vie ici-bas vaudra la peine d'être considérée, chaque jour. —D.C.M.

Envisager la certitude de la mort peut nous procurer une approche de vie dynamique.

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Editeur: Ministères Notre Pain Quotidien

Site web: www.ministeresnpq.org


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