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Le premier Noël

Qui a cru à ce qui nous était annoncé ?
(Esaïe 53:1)

 

Avez-vous déjà pensé sérieusement à ce qui est arrivé lors du premier Noël ?

Imaginez que vous n'ayez jamais entendu l'histoire de Noël. Oubliez ce que vous savez et approchez-vous des faits, comme si c'était la première fois que vous écoutiez l'histoire.

Pensez que vous êtes assis, comme si vous étiez un enfant, avec les yeux ouverts en écoutant le récit de ce qui est arrivé à Noël. Ce que vous entendez, ne vous semble-t-il pas illogique ? N'avez-vous pas l'impression que quelqu'un a dessiné les faits sans tenir compte de la raison humaine ?

Qui pourrait croire à une telle annonce ?

Personne parmi nous n'aurait inventé quelque chose de similaire. Aucun homme ou femme n'envisagerait de fonder une religion avec de telles présuppositions et encore moins développer tous les principes de la relation avec Dieu sur la base d'une histoire pareille, car cela ne semblerait logique à personne.

Nous avons entendu l'histoire de Noël à des nombreuses reprises et elle a fini par nous sembler normale, mais est-elle normale ? Est-il normal que Dieu devienne un enfant ? Est-il compréhensible que Dieu choisisse des circonstances telles que nous les connaissons pour faire venir son fils dans ce monde ?

Une femme vierge, un homme inconnu, des berges l'annonçant, un lieu quelconque dans le pays d'un peuple qui l'ignore, des gens pauvres, très pauvres, Dieu faisant son entrée dans l'histoire comme un bébé.

Prenez un enfant dans vos bras, priez et remerciez Dieu car le Sauveur était un enfant faible et pauvre. Un bébé, un être si tendre qu'il ne peut faire du mal à personne ni qu'aucun être le craigne. En lui-même, un enfant est la meilleure définition de la fragilité que le Dieu omnipotent a assumée. Pour savoir ce qu'il y a dans le cœur de Dieu il n'est pas nécessaire de chercher dans les profondeurs théologiques, mais plutôt et tout simplement rester émerveillé en contemplant un bébé.

Dieu a voulu que l'histoire du salut dépende de deux jeunes adultes qui ont supporté bien de circonstances que nous aurions qualifiées d'humiliantes.

Un Dieu humble comme un nouveau-né, un enfant qui pleure, qui a besoin de manger et qu'on lui change les couches. Dieu le père renonçant à sa puissance depuis le ciel, qui attend, qui voit la scène et qui, à d'innombrables occasions, permet que la terre soit cruelle avec son fils, faisant confiance à ces deux jeunes adultes: Joseph et Marie.

D'abord ils ont dû apprendre que la confiance en Dieu n'a pas à voir premièrement avec le surnaturel et le miraculeux, mais avec les choses simples de chaque jour. Le doute les a envahis à des nombreuses reprises et seulement leur entière et totale dépendance de Dieu a permis de le dissiper, car il n'y avait pas d'autres réponses surnaturelles, même pas de la part de l'enfant.

Un Dieu qui pleure, qui a besoin de
nourriture, affection et attention...

Le Roi en majuscules est né et a vécu pauvre, personne n'a jamais pu rien lui prendre car il n'a jamais rien possédé. Si quelqu'un veut prendre la bannière et suivre le Roi, cette bannière doit être celle de la pauvreté, car Dieu a voulu nous enseigner que le salut qu'il nous offre vient du plus profond: cela ne vient pas du pouvoir, de l'argent, de la religiosité ou d'une position sociale élevée et encore moins d'un ciel lointain majestueux et admirable.

Depuis sa naissance, il s'est identifié avec ceux qui n'avaient pas grand-chose. Souvenez-vous que la Bible dit que ses parents ont offert un sacrifice mineur quand Jésus est né: une paire de tourterelles ou deux pigeons (Luc 2:24).

Ils n'ont pu offrir que le minimum selon la loi. Ils n'avaient pas plus. Le Créateur de l'Univers a choisi une vie d'extrême pauvreté. Il a passé sa vie avec les plus pauvres, ses amis étaient pauvres, les maisons qu'il a connues étaient humbles et les gens avec qui il a vécu toutes ses années étaient des personnes travailleuses avec peu de connaissances et aucune influence. Nous avons ici une des particularités de Dieu lorsqu'il s'approche de l'homme: un seul être humain pauvre et sans ressources révolutionne le monde. Tandis que ceux qui détiennent le pouvoir s'assoient et étudient ce qu'ils vont faire avec leurs budgets, leur argent, leur pouvoir. Dieu méprise tout cela. Il n'a besoin de rien.
L'histoire nous dit que ses parents n'ont pas pu comprendre tout ce qui leur arrivait et qu'ils gardaient seulement toutes les choses dans leurs cœurs. Ils ne pouvaient pas comprendre que cet enfant qui pleurait était Dieu lui-même. Combien de fois leurs cœurs ont été confrontés au doute. Plusieurs en Israël rêvaient d'être parents du futur Messie. Pour le moins, ils auraient pu penser que ceux qui auraient été choisis vivraient dans un palais et qu'ils seraient reconnus par tous.

Qui pouvait penser que le Messie allait passer les premiers moments de sa vie au milieu des vaches, ânes et moutons ? Qui aurait pu imaginer que les visites « de société » que le Messie allait recevoir seraient de malodorants bergers ?

Pendant que notre monde continue de chercher la réponse à son futur dans les politiciens, scientifiques, gouverneurs, devins, artistes, figures connues du monde de la communication ou plusieurs autres personnages influents, l'enfant de Bethlehem est le seul qui a l'autorité de les faire taire. Il est celui qui a le dernier mot dans le gouvernement de l'Univers. Personne n'est ni peut lui être supérieur. De ce fait, Il n'y a rien de plus important dans le monde que de retourner à cette étable afin de serrer Dieu dans nos bras.

« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Matthieu 2:2)

Un seul pouvait naître Roi, seul le Seigneur Jésus lui-même. Nombreux sont ceux qui sont nés dans des familles royales, en étant princes ou princesses selon leurs parents, les lois d'un pays, ou le besoin de l'histoire. Tous ceux-ci sont devenus rois acclamés par les circonstances et par leurs sujets.
Mais, Un seul est né Roi. Seulement Un avait tous les droits de manière indépendante des circonstances ou de ce que les hommes pouvaient dire ou penser: celui-ci c'est l'Enfant et Seigneur Jésus.

« Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée !
Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu'à Bethlehem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.
Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. (...)
Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit-Saint était sur lui.
Il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, Salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple (...) » Luc 2 14:35

Le fait le plus émouvant et tendre du premier Noël c'est de voir Dieu annonçant avec fierté la naissance de son fils, comme nous l'aurions certainement fait nous-mêmes. « Gloire à Dieu dans les lieux très hauts... ! Grande joie parmi les hommes ! » Les anges l'on proclamé et le peuple l'a su, c'était la naissance du Messie.

D'une certaine manière Noël c'est le récit
de Dieu annonçant avec fierté la naissance
de son fils, presque de la même façon que
l'aurait fait quelqu'un d'entre nous.

Dieu non seulement l'a annoncé aux bergers et l'a proclamé par les anges, mais aussi par un homme fidèle qu'il avait dans le temple. Quelqu'un qui ne s'était pas découragé d'être dans la présence de Dieu en attendant le Messie. Une personne importante dans ces premiers moments: Siméon.

Durant les derniers quatre cents ans, il n'y avait pas eu de révélation de la part de Dieu à son peuple. Apparemment Dieu les avait oubliés; mais Siméon croyait toujours, et accomplissait son travail dans le temple. Il a vécu en attendant le Messie, c'était la raison de son existence. D'une manière ou d'une autre Dieu lui avait dit qu'il verrait le Sauveur et il avait mis sa foi en Lui.

Dieu avait préparé pour Siméon la plus grande surprise de sa vie. Quand il a contemplé le Messie, il ne pouvait presque pas croire ce qu'il voyait. C'était un enfant ! Un faible enfant ! Le Sauveur d'Israël et du monde n'était pas un sacrificateur, un prophète ou un homme fort, sinon un nouveau-né. Siméon a pris dans ses bras le Dieu fait homme. Siméon a tremblé comme jamais il n'avait tremblé auparavant. Non pas parce qu'il n'avait pas la force pour porter l'enfant dû à son âge avancé, sinon parce qu'il s'est soudain aperçu que dans ses bras se trouvait Le Roi d'Israël, Le Roi de l'Univers, Le Créateur des cieux et de la terre ! Son propre Créateur. Alors il a dit à tous qu'il pouvait mourir tranquille car le Salut était dans les mains du nouveau-né.

(...)

Extrait tiré du livre Compasión publié par les éditions Tyndale
avec l'autorisation de l'auteur Jaime Fernandez Garrido et traduit de l'espagnol par Joao Jodar.


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