npq méditations inspirantes et motivantes au fil des jours w

 

12-np-dec-2013w

1er décembre • Lisez > 1 Pierre 1.3-5; 13-21

Les thèmes de l'Avent

[Et] ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.
1 Pierre 1.13

Je crois que toute Écriture est opportune et pertinente. Reste que j'ai été étonnée de constater que ma lecture de novembre dans la première épître de Pierre touchait aux quatre thèmes de l'Avent - cette période de l'année où beaucoup de chrétiens se préparent à célébrer la première venue de Christ tout en attendant impatiemment sa seconde venue. Durant l'Avent, nous insistons sur l'espérance, la paix, la joie et l'amour, que Dieu nous a envoyés avec Christ.

L'ESPÉRANCE
Un héritage nous est réservé dans les cieux, une espérance vivante par la résurrection des morts en Christ (1 Pi 1.3-5).

LA PAIX
Nous aimerons vivre et nous aurons une belle vie si nous nous détournons du mal au profit du bien et si nous recherchons la paix, car le Seigneur veille sur le juste et il entend ses prières (3.10-12).

LA JOIE
Nous éprouvons une joie inexprimable même si nous avons des difficultés parce que notre foi est mise à l'épreuve et son authenticité en est prouvée. Cette foi a pour fin le salut de notre âme (1.6-9).

L'AMOUR
Nous pouvons nous aimer les uns les autres d'un cœur pur, car nous sommes nés de nouveau par la Parole de Dieu, qui vit et nous habite pour toujours (1.22,23). Comme Christ est venu la première fois, nous pouvons vivre dans l'espérance, la joie et l'amour jusqu'à ce qu'il revienne. —J.A.L.

Si vous recherchez l'espérance, la paix, la joie et l'amour ce Noël, cherchez-les en Dieu.

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2 décembre • Lisez > Psaume 145.8-21

Jamais trop occupé

L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité.
Psaume 145.18

Des étudiants d'université louent une maison à ma sœur et à son mari. Une nuit, un voleur a tenté d'y entrer par effraction. Lorsque la jeune femme qui y vit a téléphoné aux policiers pour leur dire qu'une entrée par effraction était en cours, la standardiste lui a répondu de manière inhabituelle: «Vous devrez rappeler le matin venu. Nous sommes trop occupés en ce moment.» Quelle réponse déroutante ! La jeune femme a fait la bonne chose en téléphonant aux policiers, mais pour une raison quelconque, on n'a fait aucun cas de son appel à l'aide. Ce genre d'indifférence est bouleversant.

Toutefois, Dieu ne nous accueille jamais avec indifférence lorsque nous nous présentons à lui en prière. Il se peut que nous n'ayons pas toujours le sentiment que Dieu nous écoute, mais c'est le cas. Il se soucie de nous, et il nous répondra. La Bible nous rappelle que nous pouvons puiser un réconfort dans le fait que notre Dieu se soucie profondément de ce dont nous nous soucions: «L'Éternel est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec sincérité» (Ps 145.18). Si nous faisons appel à lui, nous ne nous heurterons jamais à son indifférence.

Plutôt que de se distancer de nous lorsque nous crions à lui, notre Père céleste se rapproche de nous parce que nous avons besoin d'aide. Il n'est jamais trop occupé pour accueillir les prières de ses enfants - il nous entend lorsque nous faisons appel à lui. —W.E.C.

La ligne d'appel du Ciel ne sera jamais occupée.

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3 décembre • Lisez > Luc 12.22-34

Château de sable

Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
Luc 12.34

Lorsque nos enfants étaient jeunes, ma femme Martie et moi avons passé d'agréables vacances en Floride en visite chez nos parents. C'était particulièrement merveilleux d'être là, au chaud, durant un court répit, loin de la froideur du vent du Michigan. Il me tardait de me détendre sur la plage avec un bon livre, mais mes enfants avaient d'autres projets. Ils voulaient que je les aide à construire des châteaux de sable. C'est avec réticence que je suis allé les aider, mais leur enthousiasme m'a vite gagné. Avant même de m'en rendre compte, j'avais consacré des heures à la création d'un énorme château - sans me dire qu'en quelques heures à peine la marée viendrait détruire tout mon travail.

Nous faisons souvent la même erreur dans la vie, en consacrant beaucoup de temps et d'énergie à nous bâtir de petits «châteaux» et à nous complaire dans nos réalisations. Tout cela peut nous sembler en valoir la peine sur le coup, mais en fin de compte rien de tout cela n'a la moindre valeur.

Dans Luc 12, Jésus met ses disciples au défi de vendre tout ce qu'ils possèdent et de le donner aux pauvres: «Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur» (v. 34). Autrement dit, la façon dont nous consacrons notre temps et nos ressources en dit long au sujet de notre perspective éternelle. Comme le vieux cantique le dit: «Une seule vie, et tout sera passé; seul ce qui est fait pour Christ est appelé à durer.» Ainsi donc, qu'avez-vous fait aujourd'hui qui durera toute l'éternité ? —J.M.S.

Dieu veut que vous consacriez votre temps et votre trésor
à bâtir son royaume, et non le vôtre.

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4 décembre • Lisez > Colossiens 1. 19-29

Paix

Et vous, qui étiez autrefois étrangers [...] il vous a maintenant réconciliés.
Colossiens 1.21

A l'époque d'Adam et d'Eve, la paix a disparu. Dès l'instant où ils ont mangé du fruit défendu et ont réalisé qu'ils étaient nus, ils se sont mis à rejeter la faute l'un sur l'autre (Ge 3.12,13) et ont ouvert la porte aux conflits sur la planète paisible de Dieu. Malheureusement, tous leurs descendants, y compris nous, ont suivi leur mauvais exemple. Nous imputons à d'autres la faute de nos propres mauvais choix et nous nous mettons en colère lorsque personne n'accepte d'en porter la faute. Blâmer les autres pour notre propre vie malheureuse brise des familles, des Eglises, des collectivités et des nations. Nous ne pouvons faire la paix parce que nous sommes trop occupés à chercher des fautifs.

Noël est la période de la paix. L'Ancien Testament raconte comment Dieu a préparé la scène pour l'entrée du Prince de la paix (Es 9.6). Jésus est venu rompre le cycle du péché et du blâme en faisant la paix avec Dieu pour nous «par le sang de sa croix» (Col 1.20). Au lieu de nous reprocher tous les ennuis que nous causons, il a porté le blâme à notre place à tous. Il recrute maintenant des disciples qui, ayant reçu son pardon, veulent que d'autres le reçoivent à leur tour.

Lorsque nous acceptons le pardon de Dieu, nous perdons le désir de le refuser aux autres. Et si nous vivons en paix avec Dieu, nous désirons ardemment faire la paix avec les autres. Nous pouvons offrir et recevoir le cadeau de la paix ce Noël. —J.A.L.

Jésus a pris notre place afin de nous donner sa paix.

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5 décembre • Lisez > 1 Jean 4.7-21

Bien-aimé

Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier.
1 Jean 4.19

Un ami a décrit sa grand-mère comme l'une des plus grandes influences de sa vie. Tout au long de sa vie d'adulte, il a gardé sa photo près de son bureau pour se rappeler son amour inconditionnel. Il m'a dit: «Je crois vraiment qu'elle m'a aidé à apprendre à aimer.»

Ce n'est pas tout le monde qui a goûté au même amour humain, mais par Christ chacun de nous peut savoir ce que c'est que d'être bien aimé de Dieu. Dans 1 Jean 4, les mots amour ou aimer apparaissent 27 fois, et l'amour de Dieu en Christ y est présenté comme étant la source de notre amour pour Dieu et pour les autres. «Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu'il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés» (v. 10). «Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru» (v. 16). «Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier» (v. 19).

L'amour de Dieu n'est pas un robinet qui coule goutte à goutte ou un puits que nous devons nous creuser nous-mêmes. Il s'agit d'un flot puissant qui se déverse de son cœur dans le nôtre. Quels que soient nos antécédents familiaux et notre expérience de vie - que nous nous sentions bien aimés des autres ou non - nous pouvons connaître l'amour. Nous pouvons puiser à la source intarissable du Seigneur afin de savoir combien il nous aime et de transmettre cet amour aux autres.

En Christ, notre Sauveur, nous sommes bien aimés. —D.CM.

Rien n'est plus puissant que l'amour de Dieu.

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6 décembre • Lisez > Psaume 37.1-11

Une vie sans irritation

[Ne] t'irrite pas, ce serait mal faire.
Psaume 37.8

Cela vous dérange-t-il de voir l'attention que l'on prête de nos jours aux gens qui défendent tout ce qu'il y a de pire ? Peut-être s'agit-il de vedettes du spectacle qui font les manchettes en prônant des philosophies immorales dans leur musique, leurs films ou leurs émissions. Ou encore, il peut s'agir de leaders qui lèvent publiquement le nez sur de nobles principes de vie.

Il serait facile de nous irriter en jetant les mains en l'air de désespoir, mais le Psaume 37 nous suggère une meilleure façon de faire. Écoutez le sage conseil que David nous donne: «Ne t'irrite pas contre les méchants, n'envie pas ceux qui font le mal» (v. 1).

Même s'il est bien d'être le sel et la lumière» (Mt 5.13,14) de notre monde insipide et ténébreux - à tenter de contrer le péché en réfléchissant la lumière de Jésus - nous ne devons pas laisser des forces négatives nous pousser à vivre dans la colère (Ps 37.8). Il faut plutôt compter sur Dieu pour avoir le dernier mot sur ceux qui font le mal: «Car ils sont fauchés aussi vite que l'herbe» (v. 2). Surtout, nous devrions adopter l'approche de David: «Confie-toi en l'Eternel, et pratique le bien»; «Aie [...] la fidélité pour pâture»; «Fais de l'Eternel tes délice»; «Recommande ton sort à l'Éternel »; «mets en lui ta confiance» (v. 3-7).

Malgré tout ce qui peut nous déplaire autour de nous, rappelons-nous: Dieu est aux commandes. Comptez sur lui pour faire le bien. Et ne vous irritez pas. —J.D.B.

Ne désespérez pas à cause du mal: Dieu aura le dernier mot.

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7 décembre • Lisez > 1 Corinthiens 11.23-34

Faites ceci en souvenir

[Et], après avoir rendu grâces, [Jésus] le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi.
1 Corinthiens 11.24

Lorsqu'un navire de la marine américaine arrive à la base militaire de Pearl Harbor ou la quitte, l'équipage s'aligne en tenue de cérémonie. Ils se tiennent au garde-à-vous à distance de bras les uns des autres le long du bastingage du pont, afin de saluer les soldats, les marins et les civils qui sont morts le 7 décembre 1941. La scène est émouvante, et les participants l'évoquent souvent parmi les moments les plus mémorables de leur carrière militaire.

Même pour les spectateurs sur la rive, le salut militaire crée un lien émotionnel incroyable, surtout entre les serviteurs d'aujourd'hui et les serviteurs d'hier. Il ennoblit le travail des marins d'aujourd'hui, tout en honorant le sacrifice de ceux du passé.

Lorsque Jésus a institué la Sainte-Cène (Mt 26.26-29), il avait sûrement en vue la création d'un même genre de lien émotionnel. Or, en participant au repas du Seigneur, nous honorons son sacrifice tout en nous liant à lui par un acte commémoratif sans pareil.

Comme la Marine prescrit la façon de saluer ceux qui sont tombés au combat, l'Ecriture nous enseigne comment nous remémorer le sacrifice de Jésus (1 Co 11.26-28). Ces actes de révérence et d'actions de grâces servent à honorer une action passée tout en donnant un sens au service actuel. —R.K.

La Sainte-Cène: la commémoration que Christ nous a laissée.

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8 décembre Lisez: 1 Corinthiens 13.8-12

Qu'une esquisse

Aujourd'hui, nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.
1 Corinthiens 13.12

Dans «Le poids de la gloire», C.S. Lewis raconte l'histoire d'une femme ayant donné naissance à un fils tandis qu'elle était retenue prisonnière dans un donjon. Étant donné que le garçon n'avait jamais vu le monde extérieur, sa mère avait tenté de le lui décrire en le lui dessinant au crayon. Plus tard, lorsque la femme et son fils ont été libérés, les simples esquisses au crayon avaient fait place aux vraies images de notre monde magnifique.

De façon comparable, l'image inspirée que la Bible nous donne du Ciel cédera un jour la place à une joyeuse expérience en direct. Paul a compris que notre perception du Ciel est limitée jusqu'au jour où nous serons en présence de Christ. «Aujourd'hui, nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu» (1 Co 13.12). Cependant, la confiance que Paul avait en la gloire à venir lui procurait la force de surmonter ses épreuves: «J'estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous» (Ro 8.18).

L'idée que nous nous faisons couramment de la gloire céleste n'est qu'une esquisse. En revanche, nous pouvons avoir la pleine assurance que Jésus nous a dit la vérité en nous informant qu'il est allé nous y préparer une place (Jn 14.1-3). Le meilleur est encore à venir ! —H.D.F.

Nous voyons maintenant Jésus dans la Bible, mais un jour nous le verrons face à face.

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9 décembre • Lisez > 1 Rois 3.1-9

Quoi te donner ?

Demande ce que tu veux que je te donne.
1 Rois 3.5

On m'a dit qu'il existe dans presque toutes les cultures «une histoire des trois souhaits» ayant chacune un thème similaire: un bienfaiteur apparaît et offre d'accorder trois souhaits à un bénéficiaire qui ne s'y attend pas. Le fait que cette histoire revienne si souvent laisse entendre que nous désirons tous quelque chose que nous ne pouvons obtenir par nos propres moyens.

Il existe même une «histoire de souhaits» dans la Bible. Apparaissant en songe à Salomon une nuit, le Seigneur lui a dit: «Demande ce que tu veux que je te donne» (1 R 3.5). Salomon aurait pu demander n'importe quoi: des richesses, l'honneur, la célébrité ou le pouvoir. Cependant, il n'a rien demandé de tout cela. Il a demandé plutôt «un cœur intelligent» (v. 9), ou encore «un cœur attentif», un cœur humble qui écoute la Parole de Dieu et qui en tire des leçons. Croulant sous les responsabilités associées à la gouvernance d'une vaste nation, le jeune roi inexpérimenté avait besoin de la sagesse du Seigneur pour bien s'acquitter de sa tâche. Suis-je vraiment sage ?

Si Dieu me parlait directement et me demandait ce qu'il peut faire pour moi, que lui demanderais-je ? Lui demanderais-je la santé, la richesse, la jeunesse, la puissance ou le prestige ? Ou lui demanderais-je plutôt la sagesse, la sainteté et l'amour ? Me montrerais-je sage ou insensé ?

Supposons que Dieu vous demande ce qu'il peut vous donner. Que lui demanderiez-vous? —D.H.R.

Dieu accorde sa sagesse à ceux qui ont l'humilité de la lui demander.

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10 décembre • Lisez > Matthieu 1.18-25

Une affaire risquée 

Joseph [...] fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné.
Matthieu 1.24

Sur certaines des cartes de Noël que vous recevrez cette année, il ne fait aucun doute qu'il y aura un homme en arrière-plan regardant par-dessus l'épaule de Marie, mis en lumière en train de prendre soin du bébé Jésus. Son nom est Joseph. Et après les récits de la Nativité, on n'entend presque plus parler de lui. Si nous ne savions pas plus, nous croirions que Joseph était un observateur sans importance ou, au mieux, une simple preuve du droit de Jésus au trône de David.

En fait, le rôle que Joseph a joué était toutefois grandement stratégique. S'il avait désobéi à l'ordre de l'ange de prendre Marie pour femme (Mt 1.20), il aurait mis, humainement parlant, toute la mission de Jésus en péril. Il lui était dangereux de prendre Marie pour femme. Étant donné que les gens percevaient Joseph comme étant le père du bébé, il passait pour quelqu'un ayant gravement transgressé la Loi juive et était donc un sujet de disgrâce à leurs yeux. Cependant, nous sommes tous heureux aujourd'hui qu'il ait risqué sa réputation pour participer activement au drame dont Dieu était l'auteur.

La plupart d'entre nous sont des acteurs insignifiants en comparaison des grands acteurs de notre monde. Nous sommes tous appelés néanmoins à obéir à Dieu. Qui sait ce que Dieu a en réserve pour nous si nous sommes disposés à nous soumettre à sa volonté - même lorsque cela nous met en péril ! —J.M.S.

Faire confiance et obéir n'est pas peu de chose.

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11 décembre • Lisez > Ecclésiaste 2.1-11

À couper le souffle

[II] n'y a de bonheur pour l'homme sous le soleil qu'à manger, à boire et à se réjouir; c'est là ce qui doit l'accompagner au milieu de son travail pendant [sa] vie.
Ecclésiaste 8.15

Selon un slogan populaire, «la vie ne se mesure pas au nombre de nos respirations, mais au nombre de moments qui nous coupent le souffle». Je le vois écrit partout, des t-shirts aux œuvres d'art. Il se dit bien, certes, mais je le trouve trompeur.

Si nous mesurons la vie selon les moments à couper le souffle, le côté merveilleux des moments ordinaires nous échappera. Manger, dormir et respirer nous semblent «ordinaires», car nous le faisons tous les jours, sans même vraiment y penser. Pourtant, il n'y a absolument rien d'ordinaire dans cela. Chaque bouchée et chaque souffle sont des miracles. Avoir le souffle est même plus miraculeux que tout ce qui nous coupe le souffle.

Il se peut que le roi Salomon ait connu plus de moments à couper le souffle que quiconque. Il a d'ailleurs dit: «[Je] n'ai refusé à mon cœur aucune joie» (Ec 2.10). En revanche, il a exprimé une pointe de cynisme à ce sujet en disant que «tout est vanité et poursuite du vent» (v. 17).

La vie de Salomon nous rappelle qu'il importe de trouver de la joie dans les choses «ordinaires», car elles sont formidables. Ce qui est plus grand ne vaut pas toujours mieux. Plus n'est pas toujours synonyme d'amélioration. Etre plus occupés ne nous rend pas plus importants.

Plutôt que de rechercher un sens dans les moments à couper le souffle, nous devrions le trouver dans chacune de nos respirations et donner un sens à chacune d'elles. —J.A.L.

La respiration est plus miraculeuse que tout ce qui nous coupe le souffle.

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12 décembre • Lisez > Philippiens 4.4-9

Une belligérance croissante

S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
Romains 12.18

Dernièrement, en voyage, un agent de bord m'a demandé si je prenais l'avion très souvent: «Avez-vous remarqué que les gens sont de plus en plus agressifs à bord des avions depuis quelques mois ?» J'ai dû reconnaître que je lui donnais raison. Nous nous sommes mis à discuter des facteurs susceptibles de contribuer à cette réalité: des choses comme l'augmentation des mesures de sécurité dans les aéroports, des tarifs aériens plus élevés, moins de services et une insatisfaction générale par rapport aux voyages. Comme pour prouver que nous avions raison, notre conversation a été interrompue par un passager qui refusait d'occuper son siège parce qu'il préférait occuper celui réservé à quelqu'un d'autre !

Face à la colère et à l'agressivité, le disciple de Christ peut agir en artisan de paix. Paul a écrit à l'Église de Rome, à laquelle se présentait ce défi: «S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes» (Ro 12.18). Qu'est-ce que cela signifie ? D'une part, cela signifie que nous devons maîtriser ce qu'il nous est possible de maîtriser. D'autre part, les attitudes des autres échappent à notre volonté, mais nous pouvons maîtriser notre propre réaction.

Devant des attitudes trahissant la colère ou l'hostilité autour de nous, nous pouvons manifester l'attitude du Prince de la paix en réagissant avec grâce de manière pacifique. Nous manifesterons ainsi l'attitude de notre Sauveur au sein d'un monde toujours plus agressif. —W.E.C.

Le monde a besoin d'une paix qui surpasse tout malentendu.

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13 décembre • Lisez > Jean 6.25-41

Pizza gratuite !

Je suis le pain qui est descendu du ciel.
Jean 6.41

Quand on étudie à l'université, les finances sont très limitées. Lorsqu'on peut obtenir de la nourriture gratuitement, on est prêt à se présenter n'importe où n'importe quand. Si une société cherche à recruter de nouveaux employés, elle convaincra des jeunes des campus à assister à sa présentation en leur offrant gratuitement de la pizza. Il y a des étudiants qui assistent à une présentation après l'autre, simplement pour manger de la pizza. Sur le coup, la nourriture leur semble plus importante que leurs perspectives d'emploi.

Jésus a nourri une foule de 5000 hommes et, le lendemain, beaucoup de gens ont cherché à savoir où il se trouvait (Jn 6.10,11,24,25). Il les a donc défiés: «[Vous] me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés» (v. 26). On dirait qu'ils s'intéressaient plus à la nourriture qu'à la vie éternelle que Jésus leur offrait. Il leur a dit être «le pain de Dieu [...] qui est descendu du ciel et qui donne la vie au monde» (v. 33). Certains ne l'ont pas cru, ont refusé d'accueillir ses enseignements et «n'allèrent plus avec lui» (v. 66). Ils ont désiré la nourriture plutôt que lui et ce qu'il exigerait d'eux s'ils devenaient ses disciples.

Jésus nous appelle aujourd'hui à venir à lui, non pour obtenir les bénédictions provenant de sa main, mais pour recevoir la vie éternelle qu'il offre et pour le suivre, lui, «le pain de Dieu». —A.M.C.

Seul Christ, le Pain de vie, peut satisfaire notre faim spirituelle.

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14 décembre • Lisez > Colossiens 3.12-17

La jument et son garçon

[Nous sommes] fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.
Colossiens 1.11

Lorsque j'avais environ 5 ans, mon père a décidé que j'avais besoin de m'occuper d'un cheval. Il m'a donc acheté une vieille jument qu'il m'a ramenée à la maison. Je lui ai donné le nom de Dixie.

Dixie était parfaite pour moi, compte tenu de mon âge et de ma petite stature. Aucune selle n'était assez petite pour moi ni aucun étrier assez court pour mes jambes, si bien que je la montais sans selle le plus souvent.

Comme Dixie était bien rembourrée, j'avais les pieds qui sortaient de chaque côté, ce qui fait que j'avais du mal à rester sur son dos. Quand j'en tombais, Dixie s'arrêtait simplement, me regardait et attendait pendant que je m'efforçais de remonter sur elle. Voilà qui m'amène à préciser le trait de caractère le plus admirable chez Dixie: sa merveilleuse patience.

En ce qui me concerne, en revanche, j'étais loin d'être patient envers Dixie. Reste qu'elle supportait mes caprices d'enfant avec une patience stoïque, sans jamais se rebiffer. J'aimerais lui ressembler davantage, avoir le genre de patience qui couvre une multitude de fautes. Je suis obligé de me demander: «Comment est-ce que je réagis lorsque des gens m'énervent ?» Est-ce que je réagis avec humilité, douceur et patience (Col 3.12) ? Ou bien avec intolérance et indignation ?

Couvrir une faute. Pardonner 70 fois 7 fois. Supporter faiblesses et échecs. User de miséricorde et de bonté envers ceux qui nous exaspèrent. Acquérir une telle maîtrise de notre âme, voilà l'œuvre de Dieu. —D.H.R.

L'amour né au Calvaire supporte et patiente, donne et pardonne.

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15 décembre • Lisez > Romains 12.9-21

Un rôle de soutien

Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques.
Romains 12.10

Après la mort, en 2009, d'Ed McMahon, cette personnalité de la télévision américaine, un journal a fait paraître le gros titre suivant à son sujet: «Pour ce qui était d'être le numéro 2, il était numéro 1.» Mieux connu pour le poste qu'il a occupé chaque soir pendant 30 ans aux côtés de Johnny Carson, McMahon excellait dans l'art d'aider Carson à briller sous les feux des projecteurs. Bien que la plupart des artistes rêvent d'être à l'avant-scène, McMahon s'est contenté de jouer un rôle secondaire.

Lorsque l'apôtre Paul a donné ses instructions quant à la façon d'exercer nos dons au sein du Corps de Christ (Ro 12.3-8), il a confirmé la valeur des rôles de soutien. Il a commencé par dire que nous devions ne pas avoir de nous-mêmes une trop haute opinion (v. 3) et il a terminé en nous lançant un appel à l'amour sincère et altruiste: «Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques» (v. 10). Ou encore, comme J. B. Phillips le traduit: «Soyez disposés à laisser l'autre obtenir le mérite.»

Nos dons et nos aptitudes nous viennent par la grâce de Dieu et doivent être utilisés avec foi (v. 3,6), dans l'amour et au service de Christ - et non pour obtenir la reconnaissance personnelle.

Puisse Dieu nous accorder la capacité d'accueillir avec enthousiasme les rôles de soutien qu'il nous appelle à endosser. Notre but ultime, c'est sa gloire, et non la nôtre. —D.C.M.

L'Église fonctionne le mieux lorsque nous nous considérons comme des participants,
et non des spectateurs.

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16 décembre • Lisez > Luc 15.11-24

Évitez les pelures

Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux.
Luc 15.16

Ah, la vie du cochon ! Chaque journée ne l'amène qu'à se vautrer dans la boue et à grogner joyeusement lors des repas. Et quels repas ! Des pelures croquantes - ou n'importe quels restes aboutissant dans l'auge.

Appétissant ? Non ? Le fils prodigue n'a probablement pas trouvé cette pitance alléchante non plus.

Avant de se mettre à manger avec les cochons, il dormait au chaud, un riche héritage l'attendait, il avait un père aimant et l'avenir lui souriait - et il mangeait probablement bien. Toutefois, cela ne lui suffisait pas. Il voulait aussi «s'amuser». Il voulait mener sa vie comme il l'entendait et agir à sa guise. Or, tout cela lui a valu de manger avec les cochons.

Chaque fois qu'un jeune fait fi des directives de ses parents pieux et de la Parole de Dieu, il obtient des résultats similaires. Cela me choque toujours de constater qu'une personne qui dit connaître Jésus choisit de mener une vie allant à l'encontre de ses enseignements. Qu'il s'agisse de péchés sexuels, d'abus, d'un manque d'ambition ou d'autre chose, toute action ayant pour effet de laisser Dieu à l'écart risque de mal se terminer.

Si nous ne faisons aucun cas d'une morale clairement biblique et nous négligeons notre relation avec Dieu, attendons-nous à avoir des ennuis. Luc nous dit que le jeune homme a changé son fusil d'épaule après avoir retrouvé la raison (Lu 15.17). Vivez pour Dieu selon la direction de sa Parole - à moins que vous rêviez de manger des pelures. —J.D.B.

Si le péché n'était pas trompeur, il ne serait pas alléchant.

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17 décembre • Lisez > Ésaïe 53

Espérez en lui

[La] vierge deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.
Ésaïe 7.14

Tandis que nous rentrions à la maison en voiture après une réception de Noël en soirée, ma famille et moi nous sommes approchés d'une petite église de campagne nichée entre deux amas de neige étincelante. De loin, je pouvais voir son décor des Fêtes. Avec des fils de lumières blanches, on avait écrit en majuscules le mot H-O-P-E (espoir). La vue de ce mot brillant dans les ténèbres m'a rappelé que Jésus est, et a toujours été, l'espoir de l'humanité.

Avant la naissance de Jésus, les gens ont espéré la venue du Messie - celui qui prendrait sur lui leurs péchés et qui intercéderait auprès de Dieu en leur faveur (Es 53.12). Ils s'attendaient à ce que le Messie arrive par une vierge qui mettrait un fils au monde à Bethléhem et qui l'appellerait Emmanuel, à savoir «Dieu parmi nous» (7.14). La nuit où Jésus est né, leur espoir s'est réalisé (Lu 2.1-14).

Bien que nous n'attendions plus Jésus sous la forme d'un enfant, il est encore notre source d'espoir. Nous guettons sa seconde venue (Mt 24.30), nous anticipons la demeure céleste qu'il nous prépare (Jn 14.2) et nous rêvons de vivre avec lui dans sa cité céleste (1 Th 4.16). En tant que chrétiens, nous pouvons contempler notre avenir avec bonheur, car le bébé dans l'étable était, et est encore, «Jésus-Christ notre espérance» (1 Ti 1.1). —-J.B.S.

Le mot clé de Noël est : «Emmanuel — Dieu parmi nous !»

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18 décembre • Lisez > Galates 4.1-7

Voyage de Noël

[Mais], lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils.
Galates 4.4

Quelle distance sépare Nazareth de Bethléhem ? En Occident, il faudrait environ 10 minutes en voiture pour parcourir les 15 km. Toutefois, si vous étiez à Nazareth en Galilée, et que vous voyagiez avec votre femme enceinte, comme c'était le cas de Joseph, il vous faudrait parcourir environ 130 km pour vous rendre à Bethléhem. Il a probablement fallu à Joseph et à Marie environ une semaine pour s'y rendre, et ils ne sont pas descendus dans un bel hôtel, une fois arrivés à destination. Tout ce que Joseph a pu trouver, c'était une étable, où Marie a mis au monde «son fils premier-né» (Lu 2.7).

En revanche, le voyage de l'enfant Jésus s'est avéré beaucoup plus long que 125 km. Il a quitté sa place dans les cieux à la droite de Dieu, il est venu sur la terre et il a accepté notre humanité. Il a fini par être cloué sur une croix jusqu'à ce que la mort s'ensuive, puis on l'a enseveli dans un tombeau emprunté. Toutefois, ce n'est pas là où son séjour s'est terminé. Il a alors vaincu la mort, il est sorti du tombeau, il a marché encore parmi les hommes et il est monté au ciel. Et son voyage n'est toujours pas terminé. Un jour, il reviendra comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

Tandis que vous ferez un voyage de Noël ce mois-ci, réfléchissez au voyage que Jésus a fait pour nous. Il est descendu du ciel sur la terre afin de mourir pour nous, nous offrant le salut par sa mort sur la croix et sa glorieuse résurrection. Gloire à Dieu pour ce premier voyage de Noël ! —D.C.E.

Jésus est venu sur la terre pour nous, afin que nous puissions aller au ciel avec lui.

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19 décembre • Lisez > Psaumes 46.2-4

Tout est bien

Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point.
Hébreux 13.5

Dernièrement, mon mari et moi avons renoué avec un jeune homme que nous avions connu enfant il y a plusieurs années. Nous avons eu du plaisir à nous remémorer un programme de Noël dans lequel Matthew avait chanté - de sa parfaite voix de soprano - la chanson «All Is Well» (Tout est bien), de Wayne Kirkpatrick et de Michael W. Smith. C'était un souvenir formidable d'une chanson merveilleusement bien interprétée.

Les paroles de cette chanson sont une source de consolation pour beaucoup de gens durant la période de Noël. En revanche, certaines personnes sont incapables d'en assimiler le message, car leur vie est bouleversée. Ils ont vécu le deuil d'un être cher, ils sont au chômage depuis longtemps, ils sont gravement malades ou vivent une dépression dont ils ne parviennent pas à sortir. Leur cœur crie haut et fort: «Rien n'est bien... pour moi !»

Toutefois, pour ceux qui célèbrent la naissance du Sauveur - malgré la nuit sombre que leur âme traverse peut-être - tout est bien grâce à Christ. Ils ne sont pas seuls dans leur douleur. Dieu est près d'eux et leur promet de ne jamais les abandonner (Hé 13.5). Il leur promet que sa grâce leur suffira (2 Co 12.9). Il leur promet de pourvoir à tous leurs besoins (Ph 4.19). Et il leur promet le don merveilleux de la vie éternelle (Jn 10.27,28).

En revoyant les promesses de Dieu, nous pouvons dire avec le poète John Greenleaf Whittier: «Devant moi, et même derrière moi, Dieu est, et tout est bien.» —C.H.K.

La paix de Dieu repose la tête, alors que les promesses de Dieu calment le cœur.

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20 décembre • Lisez > Actes 20.22-32

Toujours en devoir

Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes dont ils devront rendre compte.
Hébreux 13.17

Tandis que mes enfants jetaient leurs ordures après avoir mangé dans la partie restauration d'un centre commercial, mon aîné s'est presque fait renverser par un homme manifestement en mission. Mon cadet lui a dit à la blague: «Peut-être qu'il a volé quelque chose.» Croyant pouvoir utiliser cet incident pour enseigner une leçon, j'ai répliqué: «C'est ce que la Bible appelle juger.» Il m'a alors demandé, avec le sourire: «Pourquoi ne cesses-tu de me «paître» ?» Après avoir cessé de rire, j'ai dit à mes fils que je ne pourrai jamais prendre congé de mon devoir de les paître.

L'apôtre Paul a dit aux anciens d'Éphèse qu'ils ne pourraient jamais, eux non plus, prendre congé de leur devoir de paître le peuple de Dieu (Ac 20). Il était convaincu que de faux enseignants tenteraient de ravager l'Église (v. 29), et que les anciens devaient protéger le groupe contre eux. Prendre soin du peuple de Dieu inclut le nourrir spirituellement, le diriger avec douceur et lui adresser de fermes mises en garde. Les leaders de toute Église doivent se laisser motiver par le prix incommensurable que Christ a payé sur la croix (v. 28).

Les leaders d'église ont la grande responsabilité de veiller sur notre âme, car ils devront un jour rendre compte au Seigneur de leur travail parmi nous. Procurons-leur donc de la joie en répondant à leur leadership empreint de fidélité et de piété par notre obéissance et notre soumission (Hé 13.17). —M.L.W.

Après avoir entendu la Parole de Dieu, nous devrions nous joindre à l'œuvre de Dieu.

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21 décembre • Lisez > Jean 12.35-46

Lumière rejetée

Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
Jean 12.46

Lorsque nous marchons dans la lumière, nous ne trébuchons pas dans les ténèbres. Aux premières heures du 21 décembre 2010, j'ai été le témoin d'un événement qui s'était produit pour la dernière fois en 1638: une éclipse lunaire totale au solstice d'hiver. Lentement, l'ombre de la terre a glissé sur la pleine lune éclatante, la faisant paraître d'un rouge foncé. C'était un événement remarquable et magnifique. Cela m'a toutefois rappelé que, même si les ténèbres physiques font partie de la création de Dieu, ce n'est pas le cas des ténèbres spirituelles.

Le pasteur écossais Alexander MacLaren a dit: «La lumière rejetée est le parent des ténèbres les plus épaisses, et l'homme qui, ayant la lumière, n'y croit pas empile autour de lui d'épais nuages d'obscurité et de tristesse.» Jésus a d'ailleurs décrit cette éclipse spirituelle du cœur et de l'esprit que certains s'imposent, en disant: «Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !» (Mt 6.23.)

La grande invitation de Noël consiste à ouvrir notre cœur au Sauveur venu mettre fin à nos ténèbres. Jésus a dit: «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez des enfants de lumière. [...] Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres» (Jn 12.36,46).

Le moyen de sortir de la nuit spirituelle consiste à marcher dans la lumière avec Christ. —D.C.M.

Lorsque nous marchons dans la lumière, nous ne trébuchons pas dans les ténèbres.

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22 décembre • Lisez > Colossiens 1.27 - 2.3

Trésor caché

[Le] mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.
Colossiens 2.3

Un chasseur de trésors britannique a découvert un monceau de pièces de monnaie romaines enfoui dans un champ du sud-ouest de l'Angleterre. Avec un détecteur de métal, Dave Crisp a localisé un grand pot contenant 52'000 pièces. Ces pièces d'argent et de bronze antiques, qui datent du IIIe siècle et qui pèsent plus de 160 kilos, valent cinq millions de dollars.

Bien que le trésor de Crisp puisse nous faire rêver d'en trouver un similaire nous aussi, nous qui sommes chrétiens devrions participer à une chasse aux trésors différente. Ce que nous cherchons n'est pas fait d'argent et d'or. Notre quête consiste plutôt à recueillir les précieux joyaux de la connaissance divine afin que nous puissions être «enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance» (Col 2.2,3). Le trésor caché d'une connaissance plus approfondie du Seigneur se trouve dans la Bible. À ce sujet, le psalmiste a dit: «Je me réjouis de ta parole, comme celui qui trouve un grand butin» (Ps 119.162).

Si nous lisons la Parole de Dieu à la hâte ou négligemment, les perles qui y sont profondément enfouies nous échapperont. Nous devons rechercher ces vérités avec ardeur et toute l'attention de celui qui cherche un trésor. Désirez-vous ardemment trouver les trésors enfouis dans l'Écriture ? Si c'est le cas, mettez-vous à la creuser !
- H.D.F.

C'est avec la pelle de la méditation que l'on extrait le mieux
les trésors de la vérité de la Parole de Dieu.

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23 décembre • Lisez > Galates 4.1-7

Dieu à notre poursuite

Dieu a envoyé son Fils [...] afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la loi.
Galates 4.4,5.

Le pasteur Tim Keller, de l'Église presbytérienne Redeemer de Manhattan, fait remarquer à raison que le christianisme est unique parmi toutes les religions, en ce sens qu'il porte sur le fait que Dieu nous poursuit afin de nous attirer à lui. Dans tous les autres systèmes religieux, ce sont les gens qui poursuivent leur dieu, dans l'espoir que par un bon comportement, l'observance de rituels, de bonnes œuvres ou d'autres efforts, ils se feront accepter du dieu étant l'objet de leur poursuite.

Le poète britannique Francis Thompson capture la nature profonde de cette réalité lorsqu'il écrit au sujet de sa poursuite incessante par Dieu. Dans son poème intitulé «The Hound of Heaven» (Le Chien de meute du ciel), il écrit qu'en fuyant Dieu, il parvenait à distancer «les pieds robustes qui le poursuivaient [...] imperturbablement et sans se hâter». Toutefois, Thompson n'est pas le seul à avoir fait l'objet de la poursuite de Dieu, qui poursuit sans relâche ceux qui sont égarés. Au cœur du message de Noël se trouve la merveilleuse vérité de la poursuite par Dieu de chacun de nous. Paul a dit: «Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachète ceux qui étaient sous la loi» (Ga 4.4,5).

Et ce n'est pas seulement l'histoire de Noël, mais aussi celle de la poursuite par Dieu d'Adam et d'Eve après la chute. Sa poursuite de moi ! Sa poursuite de vous ! Où serions-nous aujourd'hui si Dieu ne nous poursuivait pas ? —J.M.S.

Conformément à son amour impérissable, Dieu ne renoncera jamais à vous.

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24 décembre • Lisez > 1 Corinthiens 15.50-58

La mort a été vaincue !

Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ?
1 Corinthiens 15.55

Des chercheurs médicaux travaillent sans relâche pour trouver un remède au cancer, un indice dans le mystère de la maladie d'Alzheimer et des moyens de vaincre tout un éventail d'autres maladies débilitantes. Et si toutefois vous lisiez un matin un gros titre qui dirait: «La mort a été vaincue !» Le croiriez-vous ? Pourriez-vous le croire ?

Le Nouveau Testament proclame que, dans le cas du croyant en Christ, la mort a été détruite, réduite à l'inactivité, privée de la capacité de faire ce qu'elle faisait par le passé. «Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire» (1 Co 15.54).

Cette bonne nouvelle est destinée à quiconque la recevra - comme l'ange l'a dit aux bergers lorsque Jésus est né: «Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie: c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur» (Lu 2.10,11).

La naissance de Jésus a marqué le début de la fin pour la mort. «L'aiguillon de la mort, c'est le péché; et la puissance du péché, c'est la loi. Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ !» (1 Co 15.56,57.) Voilà pourquoi nous célébrons Noël ! —D.C.M.

La naissance de Christ a amené Dieu à l'homme; la croix de Christ amène l'homme à Dieu.

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25 décembre • Lisez > Luc 2.8-20

C'est l'heure !

Gloire à Dieu dans les lieux très hauts [...] !
Luc 2.14

Au cours de la célébration de Noël dans notre église, j'ai regardé les membres de la chorale rassemblés devant la congrégation tandis que le directeur de la musique parcourait rapidement des papiers sur un mince lutrin noir. Les instruments ont commencé à se faire entendre, et les chanteurs ont entonné un chant bien connu ayant pour premiers mots: «Venez, c'est maintenant le temps d'adorer.»

M'attendant à un vieux cantique de Noël, j'ai souri en entendant le choix de musique tout indiqué. Plus tôt, la même semaine, j'avais lu le récit de la naissance de Jésus dans l'évangile selon Luc, et j'avais remarqué que dans le premier Noël il n'y avait pas nos réveillons, nos cadeaux et nos festins des temps modernes, mais qu'il y avait de l'adoration.

Après que l'ange a annoncé la naissance de Jésus à des bergers étonnés, une chorale d'anges «[louait] Dieu et [disait]: Gloire à Dieu dans les lieux très hauts» (Lu 2.13,14). Du coup, les bergers se sont précipités à Bethléhem, où ils ont trouvé le Roi nouvellement né couché dans la mangeoire d'une étable. Ils sont retournés dans leurs champs «glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu» (v. 20). Le fait de se retrouver face à face avec le Fils a poussé les bergers à adorer le Père.

Considérez dès aujourd'hui votre réponse à l'arrivée de Jésus sur la terre. Y a-t-il de la place pour l'adoration dans votre cœur en ce jour de célébration de sa naissance ?
— J.B.S.

La chorale du Ciel est descendue lorsque le Roi du Ciel est descendu pour nous sauver.

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26 décembre • Lisez > Actes 19.23-41

Fausse adoration

Le danger qui en résulte [...] est que notre industrie ne tombe en discrédit.
Actes 19.27

Si vous voulez vraiment déranger les gens, menacez leur économie.

Une mauvaise situation économique a pour effet de ne pas faire réélire certains politiciens, et la menace d'un revers de fortune a failli faire jeter l'apôtre Paul hors d'Éphèse.

Voici ce qui s'est produit. Paul est allé en ville et s'est mis à «persuader ceux qui l'écoutaient» (Ac 19.8). Pendant plus de deux ans, il a propagé l'Évangile, si bien que beaucoup de gens se sont mis à suivre Jésus.

Comme Paul réussissait si bien à amener les gens à voir qu'il n'y a qu'un seul Dieu, beaucoup d'Éphésiens ont cessé d'adorer la déesse Diane. Cela a d'ailleurs déplu aux orfèvres de la ville qui gagnaient leur vie en créant et en vendant des statuettes de Diane. Si trop de gens cessaient de croire en elle, les affaires tariraient. Lorsqu'ils se sont rendus compte de la situation, les orfèvres ont réagi fortement en créant tout un tumulte.

Cet incident à Éphèse peut nous rappeler d'évaluer nos raisons d'adorer Dieu. Les orfèvres voulaient protéger leur adoration comme moyen de protéger leur prospérité, mais que ce ne soit jamais notre cas. Ne laissez jamais votre adoration de Dieu devenir un moyen de faire fortune.

Nous adorons Dieu en raison de son amour pour nous et de qui il est, et non parce que le fait de l'aimer peut améliorer nos revenus. Adorons Dieu de la bonne façon. —J.D.B.

N'adorez pas Dieu afin d'obtenir ses avantages — vous les avez déjà.

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27 décembre • Lisez > 2 Corinthiens 4.7-18

Attendre dans la grâce

C'est pourquoi nous ne perdons pas courage.
2 Corinthiens 4.16

Roger a perdu son emploi parce que la société a réduit ses effectifs. Pendant des mois, il a cherché un emploi, il a posé sa candidature à un poste, il a prié, il a demandé à d'autres personnes de prier et il a fait confiance à Dieu. Roger et sa femme, Jerrie, ont cependant vécu toutes sortes d'émotions. Ils ont vu Dieu pourvoir à leurs besoins de manière inattendue et ils ont goûté à sa grâce, mais ils ont néanmoins parfois cru qu'ils ne trouveraient jamais de travail. Ils ont attendu pendant 15 longs mois.

Puis, Roger a passé trois entretiens d'embauche auprès d'une société et l'agence de placement lui a téléphoné une semaine plus tard pour lui dire: «Avez-vous entendu dire que là où une porte se ferme, une fenêtre s'ouvre ? Eh bien, vous avez décroché le poste!» Jerrie m'a dit plus tard: «Nous ne troquerions cette expérience difficile contre rien au monde. Elle a resserré les liens entre nous et avec le Seigneur.» Les amis qui avaient prié pour eux se sont réjouis de la nouvelle et en ont remercié Dieu.

Paul voulait que l'Eglise de Corinthe voie la grâce de Dieu à l'œuvre dans sa vie, pour «[faire] abonder, à la gloire de Dieu, les actions de grâces d'un plus grand nombre» (2 Co 4.15). Même s'il était «[pressé] de toute manière», «dans la détresse», «[persécuté]» et «[abattu]» (v. 8,9), Paul encourageait les gens à ne pas perdre courage dans l'épreuve (v. 16), mais plutôt à faire confiance à Dieu. Les difficultés peuvent nous rapprocher de Dieu et des autres, et susciter des louanges à Dieu pour sa grâce. —A.M.C.

Il ne saurait y avoir meilleur moment que maintenant pour louer Dieu.

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28 décembre • Lisez > Galates 6.1-10

Choix et conséquences

Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.
Galates 6.7

Dans l'International Slavery Museum à Liverpool, en Angleterre, on se remémore la dévastation que des générations d'esclaves hommes, femmes et enfants ont subie. Le prix que des innocents ont payé pour l'avarice d'autres personnes est horrible, mais ils ne sont pas les seuls à en avoir payé le prix. Gravée dans un mur du musée, on peut lire une remarque profonde de Frederick Douglass, un ancien esclave et défenseur des droits de la personne: «Aucun homme ne peut mettre de chaîne à la cheville d'un autre homme sans trouver en définitive l'autre bout à son propre cou.» En déshumanisant les autres, nous nous déshumanisons nous-mêmes.

L'apôtre Paul a présenté différemment cette réalité: «Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi» (Ga 6.7). Ses paroles nous rappellent de manière frappante que nos choix comportent des conséquences - qui incluent la manière dont nous choisissons de traiter les autres. Si nous choisissons de haïr, cette haine peut nous revenir sous forme de conséquences auxquelles nous ne pourrions jamais pleinement nous préparer. Nous risquons de nous mettre les autres à dos, de susciter leur colère contre nous et de nuire ainsi à notre capacité de servir Christ avec efficacité.

Choisissons plutôt ceci: «Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous moissonnerons au temps convenable [...]. Ainsi donc, pendant que nous en avons l'occasion, pratiquons le bien envers tous» (v. 9,10). —W.E.C.

Ce que nous semons aujourd'hui déterminera le genre de fruit que nous récolterons demain.

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29 décembre • Lisez > Habakuk 3.11-19

Toutefois, je veux me réjouir

Toutefois, je veux me réjouir en l'Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut.
Habakuk 3.18

Dans notre monde, la vie peut être difficile. À un moment donné, la plupart d'entre nous se sont demandé: Où est Dieu quand j'ai des ennuis ? Et il se peut qu'ils se soient dit: On dirait que l'injustice a le dessus et que Dieu garde le silence. Nous avons le choix quant à notre façon de réagir aux difficultés. Le prophète Habakuk avait une attitude digne d'être imitée: il a choisi de se réjouir.

Habakuk a vu la recrudescence rapide des échecs moraux et spirituels du peuple de Juda, ce qui le bouleversait profondément. En revanche, la réaction de Dieu le troublait encore plus. Dieu allait se servir de la nation méchante de Babylone pour punir Juda. Habakuk ne le comprenait pas entièrement, mais il pouvait s'en réjouir, car il avait appris à compter sur la sagesse, la justice et la souveraineté de Dieu. Il a donc conclu son livre par une merveilleuse affirmation: «Toutefois, je veux me réjouir en l'Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut» (3.18). Même s'il n'était pas certain que Juda survivrait, Habakuk avait appris à faire confiance à Dieu malgré l'injustice, la souffrance et le deuil. Il allait vivre par la foi en Dieu seul. Avec ce genre de foi est venue la joie en Dieu, malgré la situation dans laquelle il se trouvait.

Nous pouvons nous aussi nous réjouir dans l'épreuve, avoir une confiance solide en Dieu et vivre sur les hauteurs de sa souveraineté. —M.L.W.

Le fait de louer Dieu durant nos épreuves
a pour effet de transformer nos fardeaux en bénédictions.

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30 décembre • Lisez > Romains 12.1-8

Jouer son rôle

Car [...] nous avons plusieurs membres dans un seul corps [...] tous les membres n'ont pas la même fonction.
Romains 12.4

Depuis plusieurs années, ma fille Rosie est directrice du programme d'art dramatique dans une école de premier cycle du secondaire de la région. Elle fait passer des auditions aux élèves qui le souhaitent et elle en choisit quelques-uns pour jouer les rôles principaux. De plus, il y a également plusieurs autres rôles secondaires importants à distribuer, des rôles essentiels à la production.

Il y a d'autres jeunes qui désirent faire partie du spectacle, mais sans être sous les projecteurs. Ceux-là changeront les décors, ouvriront et fermeront les rideaux, opéreront les lumières et contribueront au maquillage et aux changements de costumes. Et puis, il y a les parents de la collectivité, qui fournissent la pizza et les petits gâteaux pour les répétitions, qui donnent des choses, qui fabriquent des décors, qui confectionnent des costumes, qui font des affiches et qui distribuent les programmes.

Le succès du spectacle est l'aboutissement d'un processus de quatre ou cinq mois dépendant du travail acharné d'un vaste éventail de bénévoles dévoués.

De même, pour que le Corps de Christ fonctionne bien, chacun de nous doit donner du sien. Chaque croyant a reçu des dons uniques pour le servir. En coopération, ces dons s'exercent «selon la force qui convient à chacune de ses parties» (Ép 4.16), formant un seul Corps en Christ (Ro 12.5).

Nous avons besoin les uns des autres. Quel rôle jouez-vous dans la vie de l'église ? —C.H.K.

Pour qu'une église soit en bonne santé, ses membres doivent exercer leurs dons spirituels.

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31 décembre • Lisez > Psaume 40.2-6

Réflexions

Il m'a retiré de la fosse de destruction [...] et il a dressé mes pieds sur le roc.
Psaume 40.3

Il n'y a pas longtemps, j'ai dépassé un jalon marquant mes vingt ans de tenue d'un journal spirituel. En relisant mes quelques premières entrées, je me suis étonné d'avoir toujours continué, mais on ne pourrait pas me payer assez aujourd'hui pour me faire arrêter.

Voici quelques avantages que j'en ai tirés: mon vécu m'a fait voir que progrès et échecs font tous les deux partie du voyage. Je me remémore la grâce de Dieu lorsque je lis la façon dont il m'a aidé à trouver la solution à un problème majeur. En m'inspirant de mes combats passés, je parviens à mieux régler des problèmes auxquels je me heurte actuellement. Et le plus important, le fait de tenir un journal me montre comment Dieu œuvre avec fidélité dans ma vie.

Plusieurs des psaumes sont comme un journal spirituel. Ils relatent souvent la manière dont Dieu vient en aide en période éprouvante. Dans le Psaume 40, David écrit: «J'avais mis en l'Eternel mon espérance; et il s'est incliné vers moi, il a écouté mes cris. Il m'a retiré de la fosse de destruction, du fond de la boue; et il a dressé mes pieds sur le roc, il a affermi mes pas» (v. 2,3). Plus tard, David n'a eu qu'à lire ce psaume pour se rappeler la délivrance de Dieu empreinte de sa fidélité.

Il se peut qu'il vous soit utile aussi de tenir un journal. Cela pourrait vous aider à mieux voir ce que Dieu vous enseigne sur la route de la vie et vous amener à réfléchir à la fidélité de Dieu. — H.D.F.

Le fait de réfléchir à la fidélité passée de Dieu nous procure de l'espoir pour l'avenir.

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