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L'Amour véritable 4/6

Etude sur la première Epître de Jean

Selon les indications données au début de la dernière étude, nous terminons aujourd'hui le deuxième cycle des trois critères de la foi, de l'obéissance et de l'amour. Je vous invite à lire 1 Jean 3:19 à 4:6, partie de l'Epître qui traite de l'assurance devant Dieu (1 Jean 3:19-24) et de la foi en Jésus-Christ (1 Jean 4:1-6). Au verset 18, Jean a insisté auprès de ses lecteurs sur la nécessité d'aimer en actions et avec vérité. Il va plus loin au verset 19 en employant une expression hardie: "Nous sommes de la vérité". Elle fait écho à la parole sortie de la bouche du Seigneur devant Pilate: "Quiconque est de la vérité écoute ma voix" (Jean 18:37). Ainsi, celui qui est né de nouveau, qui pratique la justice et qui aime les frères, est de la vérité comme son Maître. Paul l'exprime en d'autres termes: "Ainsi je connaîtrai Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort" (Philippiens 3 :10). Puis Jean, autant pasteur que docteur, reprend le thème de l'assurance.

Parenthèse: l'assurance devant Dieu (1 Jean 3:19-24)

a) Le cœur qui condamne et ce qui le rassure

Il arrive parfois que le croyant soit troublé par les questions suivantes: Suis-je réellement converti? Suis-je accepté devant Dieu avec le caractère que j'ai? Suis-je vraiment en Christ? Est-ce qu'un jour je serai délivré de ces pensées qui m'obsèdent, de mes tendances au péché? Suis-je quelqu'un d'inutile?... Qui n'est pas assailli par de tels doutes et qui ne connaît pas ces angoisses dans sa vie chrétienne? Toutes ces questions sont comprises dans l'expression si notre coeur nous condamne. Disons tout de suite que les accusations de notre conscience sont souvent justes, mais quelquefois elles sont fausses, parce que inspirées par l'accusateur des frères (Apocalypse 12:10) ou par un penchant morbide à la culpabilisation.

Notre conscience, mot rendu ici par coeur, peut être soumise à l'une ou l'autre de ces influences – bonnes ou mauvaises – mais nous ne devons en aucun cas être terrassés, sans vie et sans réaction. Au contraire, assurons nos coeurs devant Dieu, parce que Christ est notre justice et notre paix, lui qui a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification (Romains 4:25). De cette façon les craintes sont dissipées par une intelligence renouvelée au contact de la Parole.

Nous abordons le verset 20, et ici je cite John Stott qui explique clairement un passage qui a donné lieu à diverses interprétations: "II y a trois acteurs dans ce drame spirituel, trois orateurs dans ce débat intérieur. C'est une sorte de procès entre la conscience qui accuse, nous-mêmes qui nous défendons et Dieu qui juge. Si notre coeur nous condamne, nous – qui sommes distincts de notre coeur et nous tenons comme en dehors de lui – devons le rassurer et apaiser les soupçons de notre conscience. Mais comment? En partie, comme nous l'avons déjà vu, parce que nous savons que nous sommes de la vérité (v. 19) et en partie parce que Dieu est plus grand que notre coeur, lui qui connaît toutes choses. Dieu est plus grand que les limitations de notre conscience qui n'est pas infaillible et dont la condamnation peut souvent être injuste. Nous pouvons donc passer de notre conscience à Dieu qui sait tout, pour faire appel. En vérité Dieu juge nos motifs les plus secrets et nos résolutions les plus profondes. A cause de cela, Dieu sera plus miséricordieux envers nous que notre propre conscience. Son omniscience, plutôt que de nous terrifier, devrait nous délivrer (Psaume 103:14; Jean 21:17). La confiance en notre Dieu qui sait toutes choses a un effet plus puissant que n'importe quel tranquillisant chimique."


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