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L'Amour véritable 3/6

Etude sur la première Epître de Jean

Après avoir achevé sa mise en garde contre les apostats par le rappel de la puissance de la Parole de Dieu et du Saint-Esprit qui demeurent dans le croyant, Jean commence le deuxième cycle des trois critères de la foi, de l'obéissance et de l'amour. Il s'étend sur plusieurs points et renforce certaines leçons. Ainsi nous avons: le critère moral (1 Jean 2:28-3:10); le critère social (1 Jean 3:11-18); une parenthèse où l'apôtre développe la doctrine de l'assurance en rapport avec les scrupules de conscience (1 Jean 3:19-24); puis le critère doctrinal (1 Jean 4:1-6).

Aujourd'hui nous aborderons le sujet de l'obéissance et de l'amour, laissant la parenthèse sus-nommée et le critère doctrinal pour un prochain article. Je conseille vivement aux lecteurs d'avoir le texte biblique sous les yeux pour bien comprendre cette étude.

Pour la première fois dans cette Epître, nous voyons le croyant décrit comme étant né de Dieu (2:29). Jusqu'ici nous l'avons considéré comme quelqu'un connaissant Dieu (2:3, 4, 13, 14), demeurant en Christ (2:5, 6), demeurant dans la lumière (2:9, 10), demeurant dans le Père et le Fils (2 :24). Jean l'a volontairement dépeint dans ses expressions vitales avant de mentionner son origine spirituelle car le christianisme est vu dans ses représentants avant d'être compris dans sa doctrine. S'il est un sujet que l'apôtre connaît, c'est celui de la régénération, dont il parle dans son Evangile lors de l'entretien entre Jésus et Nicodème. Seule la nouvelle naissance rend les hommes capables de connaître Dieu et de demeurer en lui! Celui qui est né de Dieu pratique la justice (2:29), ne pèche pas (3:9), aime son frère (3:10, 14), croit que Jésus est le Christ (5:1). Selon Jean 1 :12-13, l'on devient enfant de Dieu par l'effet de sa volonté souveraine, ce qui met de côté le pouvoir de la tradition religieuse, l'amélioration personnelle, l'intervention cléricale.

1. Le critère moral: l'obéissance (1 Jean 2:28-3:10)

Plus nous avançons dans l'Epître, plus nous constatons que Jean se fait pressant pour conduire le croyant dans une vie de droiture, marquée par des actions concrètes. Il remplace l'expression "garder les commandements" par celle de "pratiquer la justice". En parlant ainsi, il serre de près celui qui ne vit que de théories, cachant sa méconnaissance de l'autre derrière une phraséologie religieuse. La justice est la vertu par laquelle on accorde à chacun ce qui lui est dû. C'est le principe moral qui fait respecter les droits d'autrui. Le chrétien qui la pratique rend à Dieu ce qui lui revient: louange, honneur, reconnaissance, obéissance, consécration et service. Il rend aussi aux hommes, avec le secours de la grâce, la bonté, l'attention, la considération, l'encouragement et l'assistance. Dans le langage de Paul, pratiquer la justice c'est "se dépouiller du vieil homme et de ses oeuvres" et "revêtir l'homme nouveau, qui se renouvelle, dans la connaissance, selon l'image de celui qui l'a créé" (Colossiens 3:9-10).


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