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L'idole de l'homme moral

"Regards sur l'Occident" (3/6)

Daniel ARNOLD

L'ÉTHIQUE est en crise. Comment définir le bien et le mal, et qui peut le faire? Peut-on même parler de bien et de mal, car tout semble relatif?

Les valeurs traditionnelles sont contestées et les nouvelles éthiques laissent sceptiques. L'homme moderne hésite devant la panoplie des morales, tout comme le consommateur d'une grande surface hésite face à l'abondance de l'offre. Le traditionaliste restera attaché à un produit, le novateur essaiera tous ceux qui apparaissent sur le marché; le méticuleux comparera les avantages et les inconvénients, et l'insouciant prendra le premier qui lui tombe sous la main. Commercialisation, publicité, emballage et promotion influencent plus que la qualité intrinsèque. On suit la mode, on cherche le confort et quand le produit ne plaît plus, on l'abandonne au recyclage. Aujourd'hui, on change d'éthique comme on change de chemise, car l'éthique est devenue un simple produit de consommation.

Dans un livre intitulé «La valse des éthiques», Alain Etchegoyen parle d'«éthique discréditée», de «place laissée libre», de «mode de l'éthique», «de client à satisfaire» et «d'audimat».

Cette valse des éthiques témoigne d'une instabilité générale. Rien ne semble accrocher au point de convaincre. L'homme moderne navigue au goût du jour. Il a besoin d'une éthique pour vivre, mais n'en trouve aucune qui le convainque.

Les éthiques du monde

La crise de l'éthique trouve son origine dans le rejet de Dieu. L'homme moderne veut être autonome, indépendant, maître de lui et de son monde. D'une certaine manière, la situation n'est pas nouvelle, puisque dès la chute, l'homme veut occuper la place de Dieu. Ce qui particularise notre société est la généralisation de cette situation. Dieu est rejeté, méprisé, ignoré. On ne parle plus de lui, sinon de manière périphérique.

En conséquence, l'éthique biblique est déclassée et ignorée, et l'homme moderne se voit contraint de substituer aux normes divines des normes relatives. Le point de référence n'est plus Dieu, mais l'homme ou la société. Ces éthiques sont boiteuses, mais elles ne sont pas sans valeur, car l'homme a une conscience qui l'éclaire. Ainsi, les éthiques humaines attirent sans vraiment satisfaire. Elles soulignent certains aspects de la justice divine, mais en ignorent d'autres.


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