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4. Elisée et le siège de Samarie (4/5)

Daniel Arnold

Lisez 2 Rois 6:24-7:20

Ce récit est le plus détaillé du cycle d'Elisée (2 Rois 2.1-8.15), mais paradoxalement, le prophète y tient une place relativement modeste. Le narrateur s'arrête sur d'autres personnages autant que sur le prophète. Il rapporte les revendications folles d'une femme affamée qui vient de manger son fils, il souligne les réactions hâtives et insensées du roi d'Israël, il détaille la visite hésitante et étonnante de quatre lépreux dans le camp syrien, il insiste sur la mort de l'écuyer incrédule.

Ces personnages détournent temporairement l'attention du lecteur d'Elisée, mais en y regardant de plus près, on réalise que fondamentalement, ils le mettent en valeur. Le contraste entre la connaissance parfaite du prophète et la sagesse limitée des autres hommes est telle que les qualités d'Elisée n'en ressortent que mieux. Comme un écrin de velours noir valorise la brillance d'un petit diamant, ainsi la cécité ou la myopie des personnages met en évidence la clairvoyance du prophète.

La dispute abominable de deux femmes et le jugement insensé du roi d'Israël (6:26-31)

Le récit de la femme qui vient revendiquer au roi d'Israël le fils vivant d'une autre femme (6:26-31) fait penser au récit des deux femmes qui viennent demander justice au roi Salomon pour un enfant resté vivant (1 Rois 3:16-28). Tout lecteur de 1-2 Rois un tant soit peu attentif à l'ensemble du livre ne manquera pas de faire le rapprochement. Dans les deux cas, suite à la mort d'un enfant, le roi est interpellé pour régler la dispute qui oppose deux mères au sujet de l'enfant resté vivant.

Si les points communs sont manifestes, les différences le sont tout autant. Dans le premier récit, les deux femmes sont orientées vers la vie. La cause du premier décès est accidentelle et engendre une intense douleur chez la mère au point qu'elle dérobe un autre bébé pour pouvoir, malgré son malheur, élever un enfant. Quant à la femme lésée, elle est prête à renoncer à son fils pour lui sauver la vie. Lorsque Salomon propose de couper l'enfant en deux, elle s'écrie: "Ah! mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir" (1 Rois 3.26). Dans le second récit, les femmes sont orientées vers la mort. D'un commun accord, les deux femmes assassinent le premier enfant et le mangent. La femme dont l'enfant est mort revendique ensuite l'autre enfant au roi pour pouvoir le manger lui aussi. La raison pour laquelle la mère de l'enfant vivant l'a caché n'est pas donnée. Est-ce pour le sauver de la mort ou pour pouvoir le manger toute seule? L'attitude de ces deux femmes fait craindre le pire.


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