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4 - Jérémie le prophète (4/6)

L'époque de Sédécias, le faible - Chapitres 21 à 29

En parcourant le chapitre 21 et les suivants, on constate que la situation du pays mûrit. La confusion dénoncée au temps de Josias progresse. La désobéissance du peuple, le bouillonnement de désirs destructeurs des rois, les préjugés de la caste des princes font penser que le jour du jugement est proche. Dans ce temps de crise, une nouvelle catégorie de personnes se présente: les sacrificateurs et les faux prophètes. Jusqu'ici dans l'ombre, ils sont vus maintenant sous le jour le plus cru: leur acrobatie religieuse a su se mélanger à la politique pour proposer une démarche spirituelle au rabais.

Mais l'heure avance sur l'horloge du temps et le malheur est sur le point d'arriver: «Le lion s'élance de son taillis, le destructeur des nations est en marche, il a quitté son lieu, pour ravager ton pays» (Jérémie 4:7). Jojakim, mort de façon mystérieuse loin de son peuple (cf. 2 Chroniques 36:6), est remplacé par son fils Jojakin, âgé de 18 ans, probablement associé à son père dès l'âge de 8 ans (cf. 2 Rois 24:8). Personnage falot, copiant son père, il ne règne que cent jours car Nebucadnetsar assiège la ville de Jérusalem pour la deuxième fois en 597 av. J.-C. Les Babyloniens déportèrent ce jeune roi et sa famille, ses serviteurs, les dirigeants du pays et tous les ouvriers qualifiés (cf. 2 Rois 24:8-16; 2 Chroniques 36:9-10). Ezéchiel est déporté avec eux (cf. Ezéchiel 1:2). Tout porte à croire que la formation de ce serviteur de Dieu avait commencé avec Jérémie. Enseigné par le prophète, il put exercer son ministère parmi les Juifs exilés lorsque Dieu l'appela sur les bords du Kébar.

Notons ici que la transmission de la foi est une tâche vitale. Nous en avons plusieurs exemples dans la Bible: Moïse et Josué, David et Salomon, Elie et Elisée, Paul et Timothée. Voyons de plus près ce dernier exemple. Lors de son deuxième voyage, l'apôtre Paul prend Timothée avec lui (cf. Actes 16:3). Ils collaborent heureusement pendant dix ans, prêchent l'Evangile, implantent des Eglises, souvent avec d'autres compagnons d'œuvre comme Luc, Aristarque, etc. Forts différents l'un de l'autre, ils étaient unis par le lien de l'Esprit qui dépassait leurs particularités. La transmission de la foi demande une confiance totale, une relation de cœur étroite, une sensibilité aux choses de Dieu et avant tout, un objectif spirituel commun. Dans ces conditions, Paul pouvait exhorter Timothée à souffrir avec lui pour l'Evangile comme un bon soldat de Jésus-Christ, car les deux voulaient plaire à leur Chef, les deux comprenaient que les affaires superflues gênaient le combat et les deux désiraient intensément annoncer le royaume de Dieu. Timothée découvre en Paul un homme sûr, loyal, sans fraude et sans calcul. Aussi n'a-t-il pas honte de lui lorsqu'il est enchaîné (cf. 2 Timothée 1:16). Relevons ici que la solitude, l'abandon des autres, l'incompréhension de tous n'ont pas fait de l'apôtre Paul un homme désincarné. Au contraire, il lance cet appel: «Viens au plus tôt vers moi» (2 Timothée 4:9), il ajoute même : «Prends Marc... car il m'est utile pour le ministère» (2 Timothée 4:11).


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