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DECOUVRIR  LE  SENS  DE  L’HISTOIRE  BIBLIQUE


Cet article a pour but d’aider les lecteurs des textes historiques de la Bible à mieux les apprécier. Par exemple, pour les rois des livres de 1 et de 2 Rois, on aimerait savoir plus que ce qui est raconté. En fait, on n’y trouve généralement que quelques réactions de ces rois ayant trait, par-ci par-là, à deux ou trois événements vécus.

Nous restons également sur notre faim pour le livre des Actes des Apôtres. Luc suit, pour quelques années seulement, une partie de la mission de Pierre, puis enchaîne avec celles de Paul. Qu’en est-il pour les 10 autres apôtres de Christ? Silence complet. Et même pour Pierre et Paul nous n’y trouvons que quelques «flashs» où l’on voit la main de Dieu qui les conduit dans l’accomplissement de leur ministère.

Le deuxième but de l’article est de nous amener nous-mêmes à découvrir dans notre propre vie des actes spécifiques du Dieu souverain. Le devoir proposé dans la conclusion peut nous aider dans ce sens, nous amenant à plus de reconnaissance et de soumission envers notre Sauveur.

Deux manières d’enseigner l’Histoire

Quand, autrefois, ma grande sœur m’a appris que tous les pays de couleur rouge sur la carte du monde suspendue dans notre maison faisaient partie de l’Empire britannique, mon cœur de petit garçon en était fier. Lorsqu’elle me disait, que, à ce moment-là, avec ses 5 millions d’habitants, la ville de Londres était probablement la plus importante agglomération sur la planète, j’étais content d’être londonien. Ma sœur avait su m’enthousiasmer par ses remarques.

Plus tard, j’ai saisi que de tels faits n’étaient pas nécessairement un sujet de gloire car il y a eu des raisons à la grandeur de l’empire britannique – pas toujours très belles, d’ailleurs.  Les causes d’une grandeur supposée révélaient que ma fierté de petit gars n’était pas bien fondée...

Effectivement, ne pas saisir cet autre aspect de l’Histoire, la relation de cause à effet, risque de nous obnubiler et d'amoindrir notre compréhension de toute l’Histoire qui s’est déroulée sur notre planète.

Pour les uns, l’Histoire est passionnante; pour les autres, on n’y trouve pas d’intérêt. Beaucoup dépend de la manière dont on l’a apprise. Un prof d’histoire enthousiaste risque fort d’enthousiasmer aussi ses élèves.

En fait, il y a deux manières principales d’enseigner cette matière. L’enseignant peut raconter ce qui a été factuel, les événements qui sont arrivés à telle ou telle époque. En réalité, le prof ne présente qu’une liste de faits historiques successifs.

Cependant, les faits de la liste s’enchaînent. Continuellement il est question de cause à effet. Les événements ont-ils provoqué dans le pays, ou dans le monde, certaines réactions? Et lesquelles? Aussi l’art d’enseigner l’Histoire doit-il s’apprendre.

Cette philosophie de l’Histoire admet que ce qui s’est passé autrefois n’est pas le fruit du hasard mais qu’il y a un sens de l’Histoire qui fait comprendre le passé de l’Humanité. Elle est riche de leçons pour ceux qui y réfléchissent et décident d’éviter, dans la mesure du possible, les erreurs de leurs ancêtres.

Une troisième lecture de l’Histoire existe aussi

Pour les chrétiens, il existe une troisième lecture de l’Histoire. Pour la comprendre, il faudra prendre la Bible. Nous y avons notamment l’histoire du peuple d’Israël.

La table des matières de nos Bibles classe les livres de l’Ancien Testament en quatre divisions: le Pentateuque (la Torah, les 5 livres de Moïse), les livres historiques, les livres poétiques et ceux des prophètes écrivains. Mais la Bible juive, qui ne reconnaît que l’Ancien Testament, le divise en seulement trois parties: la loi de Moïse, les prophètes et «les autres écrits» - notamment les livres poétiques. Il est à noter qu’Israël classe les livres historiques avec les livres des prophètes-écrivains, car tous les prophètes sont des «annonciateurs d’un message de la part de Dieu».

Officiellement, Josué, Juges, 1 et 2 Samuel et 1 et 2 Rois sont des livres anonymes. Toutefois, puisque certains prophètes ont rédigé au moins quelques pages de ces quatre livres, les appeler «prophètes» tombe juste.  Mais ces livres d’histoire racontent aussi la relation entre Dieu et son peuple élu.  Les auteurs, inspirés du Saint-Esprit, expliquent l’histoire d’Israël du point de vue de l’Eternel, apportant des commentaires divins au sujet d’Israël.  Ainsi nous apprenons davantage que des faits historiques. Nous apercevons comment Israël vivait, d’après la pensée Dieu. A travers l’exemple de ce peuple, qui ne suivait pas de la bonne façon les commandements de son Dieu, le lecteur apprend les voies du Seigneur, comprenant davantage Sa pensée.  Dans ce sens, les Juifs ont raison de classer les livres que notre Bible désigne comme historiques, parmi les prophètes.

C’est ainsi que le lecteur actuel comprend mieux comment marcher avec Dieu aujourd’hui, comment Lui plaire, comment vivre de manière à Lui être agréable. Ce message est vraiment  «prophétique» pour nous, dans le sens large du terme.

Psaumes historiques mais aussi prophétiques

Dans le recueil des Psaumes se trouvent au moins trois Psaumes qui sont des résumés historiques du peuple d’Israël. Il s’agit des Psaumes 78, 105 et 106.  Dans bien des Psaumes, des références à l’histoire d’Israël sont nombreuses.  Parfois, le titre du Psaume mentionne son contexte, ce qui en éclaire la lecture.  D’autres fois, on peut plus ou moins deviner ce qui s’était passé, en se référant aux livres des prophètes «antérieurs» - Josué, Juges, les livres de Samuel et des Rois. 

Cependant, dans les trois psaumes «historiques», l’auteur présente à la fois un résumé de faits historiques tout à fait reconnaissables, et des versets explicatifs concernant les réactions du peuple de Dieu. Le meilleur exemple est le Psaume 78, qui est donc historique et aussi prophétique.

Le Psaume 78

L’introduction du Psaume (versets 1-8) explique pourquoi il faut raconter l’histoire d’Israël de génération en génération. C’est afin que les Israélites mettent leur assurance en Dieu et qu’ils n’oublient pas les actes de Dieu mais observent ses commandements. Qu’ils ne soient pas non plus comme leurs pères, une génération indocile et rebelle, (versets 7,8).

Par la suite, à partir du verset 9, deux pronoms dominent le Psaume: le premier, «IL» (l’Eternel), se trouve plus de 40 fois. Le deuxième pronom est «ils» (signifiant les Israélites), qui se trouvent plus de 20 fois.  Les textes «ils» sont intercalés entre des paragraphes des «IL» qui racontent les hauts faits de Dieu envers Son peuple.

La structure du Psaume permet donc au lecteur de comprendre à la fois la bonté de l’Eternel à l’égard d’Israël, tout en révélant les réactions, souvent ingrates, des Israélites.  On constate également la tristesse du cœur de Dieu. Le lecteur d’aujourd’hui est ainsi averti des pièges dans lesquels lui-même peut tomber ! Il s’agit indirectement d’un message hautement prophétique pour nous.

Conclusion

Afin de tirer profit de l’enseignement dans le Psaume 78, je propose à mon lecteur d’écrire sa propre histoire avec Dieu. Il s’agit de jeter un regard sur sa vie passée afin de discerner les interventions importantes de Dieu dans sa vie. Nous pouvons commencer avec notre vie avant notre conversion à Dieu, car Dieu a déjà eu Sa main sur nous. C’est Dieu qui a pris l’initiative pour nous sauver. Ensuite, nous pouvons expliquer comment Dieu est intervenu d'une manière plus précise pour nous "sauver" - c'est-à-dire, en nous appelant à accepter Jésus-Christ et Son oeuvre de rédemption accomplie par sa mort sur la croix, quand Lui, innocent a subi le jugement de Dieu que nous, pécheurs, méritions à cause de nos péchés.

Je ne vous propose pas de relever des fautes commises ou vos moments d’inattention à la voix du Seigneur. La Bible nous dit que, par Sa grâce, toutes ces choses sont effacées.

Les interventions de Dieu dans ma vie n’ont rien d’extraordinaire, mais je vois bien Sa bonté et Sa fidélité continuelles envers moi-même, mon épouse et notre famille, ce qui me remplit de reconnaissance. Il peut en être de même pour vous.

Les non-croyants qui me lisent auraient envie peut-être de mépriser un tel devoir, ne connaissant pas le Seigneur, et n’étant pas du tout conscients, ni de l’existence de Dieu, ni éventuellement d’un acte de Dieu en leur faveur. Nous comprenons bien ces personnes mais nous les invitons à réfléchir.

Je ne suis pas le premier à avoir entendu des gens, qui croient à peine, répéter une phrase connue, quand ils l’ont «échappé belle», peut-être ayant presque perdu la vie. «Ce jour-là, disent-ils facilement, il y avait un bon Dieu pour moi». Même oublié par la suite, Dieu a été ce jour-là bon pour eux.

A partir d’une telle expérience on peut commencer, même timidement, le récit de sa vie, écrivant de courtes phrases qui commencent par le terme «Dieu».

(Au lieu de note de bas de page, j'ai inclus la suite dans le texte normal).
Par exemple, pour ce qui me concerne, j’ai écrit dans mon journal intime:
-  Dieu a fait que je naisse dans une famille dont les parents étaient très croyants et qui aimaient Dieu de tout leur cœur.
-  Dieu a fait que je comprenne les termes utilisés dans la Bible qui désignent le salut.
-  Dieu a fait que, jeune garçon, en vacances dans une ferme, le garçon de ferme qui était devenu chrétien, me pose la question: «Pierre, es-tu sauvé?» (C’est-à-dire: est-ce que j’étais devenu chrétien comme lui?).  

-  Dieu a fait que je parle à mon père de cette conversation et que tout de suite - je ne sais pas trop comment - j’ai reçu dans mon jeune cœur l’assurance d’appartenir à Dieu.

Et ainsi de suite…
Bon travail !

Pierre Wheeler, (Arras, le 5-O3-2009)

 


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