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Quand le Seigneur vient au devant de nous…

«Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice.» Esaïe 64:4

Lorsque le prophète Esaïe a prononcé ces paroles, il passait par de graves difficultés. Arrivé à la fin de sa vie, lassé, usé par le combat spirituel, il assistait impuissant à la dégradation morale de Juda sous l'impie Manassé.

Le prophète avait exercé son ministère pendant près de soixante ans; après avoir survécu aux rois Ozias, Jotham, Achaz et Ezéchias, il vivait maintenant sous la menace, puisque Manassé, dans ses orgies de péché, ne supportait pas les avertissements du prophète. C'était au point que, selon la tradition juive, Manassé le fera ligoter dans un arbre creux, pour être ensuite scié en deux; le texte d'Hébreux 11:37 pourrait faire allusion à ce martyre.

Dans sa détresse, Esaïe fait de l'Eternel son confident. Durant toute sa carrière, il avait été sensible à l'amour et aux compassions de l'Eternel. Et le voici soudain désemparé: «Le frémissement de tes entrailles et tes compassions ne se font plus sentir envers moi» (63:15).

Il lui semble que son Seigneur a cessé de lui parler et que son cœur est vide. Découragé, Esaïe énumère les éléments négatifs qui caractérisent ce temps d'apostasie nationale: «Ton peuple saint n'a possédé le pays que peu de temps; Nos ennemis ont foulé ton sanctuaire. Nous sommes depuis longtemps comme un peuple que tu ne gouvernes pas» (63:18-19).

Une possession perdue... un temple profané... un peuple soustrait au gouvernement divin... Autant de causes d'affliction pour ce serviteur de Dieu qui ne supporte plus l'impiété de ses compatriotes et la déchéance spirituelle de ses chefs. Alors il prie. Plus, il supplie, convaincu que l'Eternel l'entendra, car il est sa seule ressource et son dernier espoir; lui seul dispose des solutions valables pour résoudre ses problèmes.

«Oh! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais...» (63:19).

Il est aussi dans nos vies des situations où nous ne pouvons recourir qu'au Seigneur; lui seul est capable de déchirer les cieux et de descendre sur nous. Mais si nous nous désintéressons du sort de l'Eglise ou nous désolidarisons de la cause commune, si nous sombrons dans la passivité, la résignation ou le découragement, nous favoriserons l'emprise de l'adversaire sur nos esprits. Par ailleurs, le fait de blâmer ceux qui nous entourent exclut d'emblée le véritable règlement de nos problèmes. Alors, plutôt que de nous contenter des ressources humaines ou tout simplement abandonner la lutte, élevons comme Esaïe un regard de foi au-dessus des circonstances écrasantes, et supplions:
«Oh! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, Les montagnes s'ébranleraient devant toi...»

Dans la plupart de nos éditions bibliques, cette dernière phrase du chapitre 63 d'Esaïe se termine par une virgule. Sans transition il semble qu'un nouveau chapitre s'est alors ouvert dans la vie du prophète. C'est comme si un éclat de lumière divine avait illuminé son esprit. Sa plainte fait place à un cantique. Il réaffirme sa foi en Celui qui peut aplanir les montagnes. Désormais l'impossible devient possible:
«Si tu descendais... Tes ennemis connaîtraient ton nom, Et les nations trembleraient devant toi» (64:1).

Avant que les nations et les chefs d'Etat se mettent à trembler devant le Fils de Dieu, comme le Psaume 2 le prophétise, notre adversaire tremble quand les chrétiens s'unissent dans la prière et dans le témoignage.

«Lorsque tu fis des prodiges que nous n'attendions pas, Tu descendis...» (64:2). Peut-être que notre mentalité cartésienne nous empêche de croire aux miracles. Cependant le Seigneur est prêt à accomplir des prodiges parmi nous, si nous savons nous humilier devant lui, puis «prier comme si tout dépendait de nos prières, et croire comme si tout dépendait de lui».

«Jamais on n'a appris ni entendu dire... Qu'un autre Dieu que toi Fasse de telles choses pour ceux qui se confient en lui» (64:3).

Et puis, sursaut de foi et de bonheur:
«Tu vas au-devant de celui qui pratique avec joie la justice, De ceux qui marchent dans tes voies et se souviennent de toi» (64:4).

Lorsque le Seigneur trouve en nous un esprit d'humiliation, de repentir et de supplication, il intervient; il nous précède sur la route; il nous ranime, et c'est bien nécessaire. Reconnaissons-le:
«Nous sommes tous flétris comme une feuille... Il n'y a personne... qui se réveille pour s'attacher à toi» (64:5-6).

Puis laissons-le agir:
«Nous sommes l'argile, et c'est toi qui nous as formés» (64:7).

Et retrouvons notre position privilégiée:
«Regarde donc, nous sommes tous ton peuple» (64:8).

Enfin, supplions avec ferveur :
«Oh si tu déchirais les cieux, et si tu descendais...»

En cet instant, quel est le jeune homme, la jeune fille, le couple, le vétéran, le nouveau converti ou le chrétien expérimenté qui fera sienne cette prière d'Esaïe ? Oh ! qu'elle devienne notre soupir quotidien, qu'elle soit l'imploration collective de l'Eglise, et qu'il plaise au Seigneur de déchirer les cieux, et de descendre sur chacune de nos vies.

Un jour, il déchirera les cieux et il descendra pour prendre son Eglise et l'avoir toujours avec lui. C'est notre suprême espérance. En attendant, croyons que le Seigneur est capable d'ouvrir les cieux et de descendre... pour nous bénir et nous rendre en bénédiction !

John H. Alexander

 


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