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Pierre et Malchus ou "Rapport de force"

Pierre-André Waridel

Il y avait foule au bord du Jourdain où Jean baptisait ceux qui confessaient leurs péchés. Foule donc aussi à assister au baptême de Jésus et à entendre la déclaration du Père: «Tu es mon Fils bien-aimé». Il est certain que les participants d'une telle expérience n'allaient pas se taire mais raconter plus d'une fois les choses extraordinaires qu'ils avaient vues et entendues.

De bouche à oreille et très vite, la nouvelle avait parcouru le pays, suscitant étonnement et laissant augurer de nouvelles surprises. Où Jésus passait, il était bien reçu; lui et ses disciples étaient invités (Jean 2:2), hébergés. Même sans lui, les siens allaient être encore pour un temps l'objet d'un accueil chaleureux (Luc 9:2-4; Jean 4:45).

Jésus avait dit à Nicodème que si l'homme ne naissait de nouveau il ne pouvait voir Dieu, ni y entrer. Ne nous étonnons donc pas du fait que ceux qui avaient suivi Jésus mais ne croyaient pas en lui se soient retirés et l'aient abandonné (Jean 6:66). Ils ne comprenaient rien à ses paroles et plutôt s'en scandalisaient (Jean 6:42,52,60,61).

Devant ces abandons successifs, la question doit être venue à l'esprit de Pierre: est-ce que je fais bien de le suivre, de persévérer, ne ferais-je pas mieux de m'en aller également? Mais il avait résolu de persévérer, il savait pourquoi il le faisait. Il ne demandait pas des miracles mais se réjouissait de ce qu'il entendait car il savait bien que d'aucune autre bouche ne sortiraient des paroles aussi saintes et efficaces. Où Jésus passait, les démons se manifestaient. Et quand Pierre affirme: «Nous avons cru et... connu que tu es le Christ, le Saint de Dieu», il apprend qu'un démon est beaucoup plus près de lui qu'il ne le pensait (Jean 6:69-70), là, au milieu des douze.

Pierre se rendait bien compte que le climat changeait; l'accueil n'était plus si enthousiaste. Dans un certain village, on leur avait même refusé de passer la nuit. Le Seigneur les avait enjoints d'emmener le nécessaire à leurs déplacements, ne pouvant plus compter sur l'habitant (Luc 22:35-38). En chemin, Jésus leur révélait ce qui allait lui arriver: il serait livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes qui le condamneraient à mort et le livreraient aux païens pour le faire mourir. Il le leur avait dit plus d'une fois. Et les disciples étaient troublés et le suivaient avec crninte (Marc 10:32-34). Déjà, alors que leur était parvenue la nouvelle de la maladie de Lazare et que Jésus avait déclaré son intention de retourner en Judée, les disciples avaient craint, disant: «Les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée» (Jean 11:8). A ce moment, il ne leur était rien arrivé; mais maintenant, ils se retrouvaient dans cette contrée. Que pouvait-il donc leur advenir cette fois, alors qu'ils étaient conscients de respirer une atmosphère toujours plus hostile ?


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