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Pensée du mois • mai 2017

Ce parfum agréable…

Juste à côté de moi, ce parfum agréable, c’était... c’était toi.
- LINDA LEMAY

Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ... 
- 2 CORINTHIENS 2.15

L’odeur de l’herbe coupée, qui nous rappelle les vacances de notre enfance, les effluves de confiture maison qui flottent dans la cuisine et nous ramènent à l’époque où, les genoux écorchés, nous nous dressions sur la pointe des pieds pour lécher la cuillère, le parfum de celle qu’on aime qui demeure après qu’elle soit sortie... La magie de notre mémoire olfactive, archiviste émotionnelle rigoureuse, nous transporte dans le temps pour un petit instant de plaisir nostalgique... ou de malaise irrationnel, avec la puanteur des choux de Bruxelles de la cantine, les relents de moisi de la cave mal éclairée, les émanations d’éther et de détergent qui font ressurgir les angoisses d’une salle d’attente d’hôpital.
Les senteurs qui viennent éveiller notre odorat sont d’incroyables supports de mémoire. Même si nos souvenirs restent flous, si nous ne nous rappelons pas avec précision où et quand nous avons déjà pu respirer cette fragrance, les sentiments qui y sont liés, comme des documents attachés, nous sont clairement perceptibles. C’est un moyen de communication qui dépasse le raisonnement et la connaissance factuelle ; il atteint sans traduction les couches les plus profondes de notre âme.

Nous sommes appelés, par les Écritures, à être le « Parfum du Christ », à diffuser autour de nous les effluves bienfaisants de ses pensées, de ses actes, et surtout de sa présence. Au milieu du cocktail de pestilences qui polluent notre atmosphère, le défi est de taille. Lorsque nous prononçons le nom de « Jésus », les odeurs qui lui sont le plus souvent associées sont les relents de sacristies, les puanteurs d’un prétendu christianisme politique, les exhalaisons malodorantes des hypocrisies religieuses, les émanations putrides de ceux qui veulent faire de « la bonne nouvelle » un business juteux, un fastfood spirituel…

Le chantier est immense, mais pas désespéré, nous ne pouvons pas changer le monde, mais nous pouvons laisser notre Dieu nous transformer. Il n’y a pas de raccourci pour répandre le parfum de Christ, nous devons vivre dans l’authenticité.
Peu importe ce qui est écrit sur l’étiquette du récipient, lorsqu’il tombe et se brise, on ne peut cacher l’odeur de ce qu’il contenait. Nos théories sur Dieu, nos actes de surface, notre connaissance des mots « vrais », nos pratiques religieuses ne suffisent pas. Il faut qu’il vive en nous, que sa vie circule dans les veines de notre être intérieur, que ses pensées soient en permanence mélangées avec les nôtres. En réalité, nous ne pouvons être le parfum de Christ, nous pouvons seulement être le vase, le flacon, la fiole et même souvent, la cruche, dans laquelle sa vie est déposée. Et puis il faut encore que nos vies soient ouvertes, afin que les effluves de paix, d’amour, de pardon, de justice et de vérité puissent s’exhaler, se répandre, se diffuser afin que ceux qui « ne peuvent plus se sentir » retrouvent par l’odorat la mémoire du paradis perdu, l’espérance de celui à venir.  
Notre plus grande récompense, notre fierté suprême, serait d’entendre nos proches, nos connaissances, ceux qui vivent à notre contact dire : « juste à côté de moi, ce parfum agréable, c’était... c’était le parfum du Christ... »

Laissez-moi vous dire que je me sens bien, avec vous.
Philip

© Tous droits réservés.
Philip Ribe: www.philip-ribe.com 

 


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