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Pensée du mois  •  novembre 2016

Changement, changement, vous avez dit « changement » ?

Le changement a lieu quand la douleur de se maintenir est supérieure à la peur de lâcher prise.
- SPENCER JOHNSON

Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Maître, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes...
- MARC 9.5

Le monde déteste le changement, c'est pourtant la seule chose qui lui a permis de progresser.
- CHARLES F. KETTERING

Lorsque j'étais enfant, je pensais que les saisons obéissaient aux fées. D'un coup de baguette magique, elles faisaient apparaître les fleurs; avec un peu de poudre de perlimpinpin, elles mettaient de la couleur sur les feuilles d'automne...
Mais les feuilles ne s'habillent pas de leurs teintes éclatantes et chatoyantes pour nous faire plaisir, ce n'est pas non plus une parade, comme ces animaux qui étalent leurs atours pour séduire leur partenaire. La réalité est bien moins poétique. Ces couleurs automnales qui enchantent nos yeux, qui nous promettent des crêpes au sarrasin, des tisanes bien chaudes et des odeurs de cannelle ne sont que les signes visibles d'une lutte pathétique et héroïque, un baroud d'honneur dans un combat perdu d'avance.
Pour résister aux rigueurs de l'hiver, l'arbre mobilise toutes ses forces, il recentre ses priorités. Il sait par expérience qu'il n'aura pas les ressources nécessaires pour nourrir et protéger ses feuilles pendant l'hiver, alors, sans état d'âme, il leur coupe les vivres. Un petit bouchon de liège se forme, verrouillant le canal qui apportait la sève. La feuille va tenter de survivre en puisant dans ses maigres réserves, mais elle ne tiendra pas longtemps, elle n'a pas de poches pour stocker l'énergie dont elle a besoin. Plus de sève, plus de chlorophylle, la coloration verte disparait. Les autres pigments deviennent visibles, rouge, jaune, orangé, selon les espèces. Le vent, le froid, la pluie et la neige achèveront le travail. Après avoir servi de capteur solaire à l'arbre pour l'alimenter, la feuille se transforme en humus pour nourrir ses racines. D'elle-même, elle n'entreprendrait jamais ce processus, même pour la gloire d'une fin flamboyante, même en sachant que l'humus est utile...
Nous sommes semblables aux feuilles, nous les humains. Nous n'aimons pas les changements, encore moins quand ils sont violents. Le Créateur, qui a soigneusement pensé les cycles de vie pour assurer la pérennité du monde végétal et animal, a aussi prévu des évènements, des situations indépendantes de notre volonté pour nous conduire d'une étape de vie à une autre.
Nous sommes les dignes descendants des disciples qui cherchaient à figer les choses. Dressons là quelques tentes, disons-nous à Dieu lorsque nous nous trouvons bien installés. Heureusement pour nous, il préfère notre bien «réel» à un triste confort provisoire. Il ferme les vannes, laisse le mercure chuter au plus bas, il envoie le souffle de la bise, permet au gel de mordre...
Nous luttons, perdons des forces, changeons de couleur puis finalement, encore un peu réticents, nous découvrons la nouvelle étape dans laquelle il nous introduit, et dès que nous nous y sommes un brin habitués nous nous exclamons: «dressons là trois tentes...»
Aide-nous, notre Dieu, à consentir aux changements que tu désires pour nos vies, que nous puissions comprendre et accepter que, quelle que soit la prochaine étape, une seule chose ne changera pas, tu la traverseras avec nous...
Bon changement et merci pour votre flamboyance dans les changements,

Philip

© Tous droits réservés.
Philip Ribe: www.philip-ribe.com 

 


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