20 ans bible ouverte

 

Deux textes sur la souffrance

        Pourquoi la souffrance ?

          La souffrance et Jésus-Christ

La souffrance, quelle qu'elle soit, est sans conteste une expérience des plus désagréables, et il est bien difficile de l'accepter. Souvent même, elle paraît profondément injuste.

Cependant, il faut admettre que, sur le plan physique, la souffrance a quand même son utilité, dans ce sens qu'elle est généralement révélatrice d'un mal qui est en train de se développer dans l'organisme. Si ce mal n'était pas découvert, il pourrait évoluer dangereusement, peut-être même vers une issue fatale. Mais grâce à la souffrance, le mal peut être décelé et soigné efficacement. Ainsi, la souffrance qui paraissait insupportable a conduit sur le chemin de la guérison.

On sait qu'une des pires maladies est l'insensibilité à la douleur, car alors l'organisme peut être détruit sans que l'individu s'en rende réellement compte. Et le drame avec le cancer n'est-il pas qu'au début il ne produit aucune douleur, si bien que souvent, on ne le décèle que lorsqu'il est bien trop tard.

Si la souffrance physique est un fait, que de souffrances aussi d'ordre personnel, moral, humain, existentiel, que de souffrances dans la famille, la société, le travail, le mon- de. Mais ces souffrances aussi apportent la révélation d'un mal, non seulement dans la société, mais aussi et surtout dans le coeur de l'individu.

Dieu a créé l'homme pour qu'il soit heureux. Adam et Eve ont malheureusement douté de la Parole de Dieu, ils ont fait confiance à un autre, à eux-mêmes, ils se sont éloignés de Dieu, la source de tout bien-être. Et c'est ainsi que le mal est entré dans leur coeur, et dans le monde, avec tout son cortège de tristes réalités. Mais les souffrances mêmes prouvent la réalité de ce mal, afin que l'homme en prenne conscience et qu'il reconnaisse son éloignement de Dieu. Si Dieu le permet, ce n'est pas pour accabler l'homme, mais, en bon médecin, il veut proposer le remède approprié, il veut enlever la cause même du mal, c'est-à-dire le péché, et il veut en supprimer toutes les conséquences: la condamnation, la culpabilité, les sentiments de solitude, d'insatisfaction et d'inutilité. Jésus a dit:

"Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pêcheurs". (Luc 5:31,32)

"Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez le repos pour vos âmes" (Matthieu 11:28,29).

Michel Ratte

Jésus, le Sauveur du monde, le Fils de Dieu, est entré volontairement dans la condition humaine sans s'épargner l'aspect le plus rebutant, le plus mystérieux, le plus insoluble: celui de la souffrance.

Dans ce domaine chacun reconnaît chez l'autre un être de la même espèce et se rapproche de lui pour partager, aider, supporter, alléger, sympathiser. Ceux qui vivent une expérience commune comportant des dangers, des privations, des coups, des moments d'espoir et de désespoir voient tomber les barrières de toutes sortes. Des liens sont tissés à jamais entre eux. Si un témoin peut parler des souffrances réelles de Jésus-Christ c'est bien l'apôtre Pierre qui a vécu avec lui depuis son baptême jusqu'à sa mort.

Qu'a donc vu ce disciple chez cet Homme unique si profondément homme parce que réellement Dieu? Une capacité infinie à souffrir face à des adversaires déclarés, à une foule apathique, aux jugements de la famille, à l'incompréhension de ceux qui l'entouraient. Aussi Pierre déclare-t-il trois fois dans son Epître:

Christ a souffert...
Pourquoi?
(cp 1 Pierre 3:18)

Pour les péchés des hommes, afin de les amener à Dieu par la repentance et la foi puisqu'ils sont séparés de lui depuis la désobéissance d'Adam et Eve. Le mot péché n'est plus à la mode, mais il exprime bien la révolte de l'homme contre son Créateur, la transgression des lois divines, l'absence du frein envers le mal. Celui qui commet ces choses est loin de Dieu, égaré et condamné.
C'est pourquoi Christ, le seul Juste, a enduré le jugement et la colère de Dieu pour sauver l'homme perdu et en faire un homme nouveau.
Lecteur, êtes-vous conscient que le Dieu de la création, de l'histoire, de l'humanité a souffert en son Fils pour réparer cette brisure, établir une relation solide entre lui et vous?

Christ a souffert...
Comment?
(cp 1 Pierre 2:21)

Volontairement, sans regretter ni récriminer, en pleine possession de ses moyens pour accomplir la volonté de son Père. "Celui qui n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fraude" (1 Pierre 2:22) a supporté l'opposition avec une grande dignité. En cela, il est un exemple et nous sommes appelés à suivre ses traces. Si quelqu'un souffre à tort, de façon criante et scandaleuse, qu'il tourne ses regards vers Jésus et fasse comme lui.

Christ a souffert...
Jusqu'où?
(cp 1Pierre 4:1)

Au-delà des limites que les hommes se fixent, au-delà de l'acceptable, jusqu'aux pires souffrances physiques et morales. Vous savez que des douleurs de tous genres peuvent casser un rythme, saper une carrière, isoler de la société, arracher des larmes, paralyser tout l'être. Bref, ces grands coups de vent de la vie ne nous amènent-ils pas à réfléchir sur son sens même si nous souffrons jusqu'à la moelle? Jésus a aussi ressenti l'abandon de son Dieu sur la croix. C'est pourquoi il peut compatir aux détresses, entendre les cris du coeur, consoler les affligés et fortifier les découragés. Si votre peine vous bloque et vous enferme, levez les yeux vers Jésus qui a dit:
"Celui qui écoute ma Parole et qui croît à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" (Jean 5:24)

Philippe Favre


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