20 ans bible ouverte

 

Le point de vue biblique

«…Voici sur qui je porterai mes regards»

La semaine dernière, j’ai entrepris de parler des multiples projets qui occupent l’espace de nos vies chrétiennes. Bien entendu, loin de moi la pensée de discréditer l’activité et l’implication si nécessaire à l’œuvre de Dieu dans nos églises. Mais à la fois, il faut tout de même admettre qu’une large part de nos ministères actifs tendent plutôt combler nos insécurités devant Dieu.

Être remarqué…
Nous avons tous besoin que quelqu’un remarque que nous existons, que nous sommes utile à quelque chose. Dès notre petite enfance, nous cherchons le regard de nos parents aussitôt que nous nous trouvons entrain de faire quelque chose qui pourrait attirer leur admiration. Plus notre relation avec nos parents est difficile, plus nous cherchons à leur plaire par crainte qu’ils nous rejettent éventuellement. De là, tout un ensemble de réactions pathologiques dont l’unique but est d’attirer vers soi l’attention de notre entourage immédiat. Mais au fond de nous-même, tout ce que nous cherchons vraiment, c’est l’affection; le sentiment et la certitude que nous sommes aimé malgré tout.

Transposition symptomatique
Puis tout à coup, nous devenons chrétien et découvrons l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Au départ, cet amour comble nos creux affectifs, mais à la longue, ces mêmes creux se vident à nouveau. Comme nous le faisions devant nos parents, ainsi nous agissons devant Dieu, nos actions n’ont d’autres buts que d’être remarqué. Nous voulons que Dieu remarque nos bonnes œuvres car nous les croyons indispensables à notre acceptation devant Lui. Ici encore, c’est la crainte du rejet qui domine nos actions. Mais posons-nous la question suivante: qu’est-ce que Dieu regarde lorsqu’il nous regarde?

À la piscine avec mon fils
Il y a de cela quelques semaines, je suis allé avec mon fils de huit ans à ses cours de natation. À cause de mon horaire souvent trop chargé, j’ai ne pas souvent l’occasion d’être là avec lui. Or, durant qu’il pratiquait ses longueurs, je me suis rendu compte qu’il ne cessait de me regarder alors que j’étais assis dans les estrades entrain de parler à d’autres parents. Mais lorsque j’ai réalisé qu’il cherchait continuellement mon regard, j’ai cessé de parler aux gens autour de moi pour concentrer mon attention sur lui. Que voulait mon fils? Il voulait seulement que je le regarde faire ses longueurs. Plus précisément, il voulait me voir entrain de le regarder. C’était pour lui la chose la plus importante en ce moment précis.

Le plaisir de le regarder
C’est alors que j’ai découvert un plaisir nouveau: regarder mon fils en train de me regarder. Et plus on se regardait, plus nous étions complices de quelque chose qui ne pourrait être expliqué autrement qu’en le qualifiant de pur bonheur. Mon bonheur à moi ne venait pas de ce qu’il nage plus rapidement que les autres enfants, mais simplement qu’il est mon fils et que je prends plaisir à le regarder. Et c’est là que j’ai compris qu’il en va de même pour notre Père céleste.

Psaume 37:23-24
«L’Eternel affermit les pas de l’homme, Et il prend plaisir à sa voie; s’il tombe, il n’est pas terrassé, car l’Eternel lui prend la main.»

Esaïe 41:10
«Ne crains rien, car je suis avec toi; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante.»
Dieu ne regarde pas les temples et les réalisations que nous offrons à ses regards, il nous regarde nous parce qu’il nous aime.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle, Saguenay.

 


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