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GENOVIEVA

Histoire authentique - 1er épisode

Une chaîne de montagnes, des plaines couvertes de blé, des villages pittoresques et leur route cahoteuse, c'est cela, la belle Roumanie. C'est aussi les grands troupeaux de moutons, et les épaisses forêts qui abritent des loups, même des ours parfois.
A Iasi, jolie ville du nord-est, sur une place tout près de leur maison, trois garçons discutent. Ils aiment à se retrouver près du vieux banc, sous l'arbre. Ah, ce vieux banc de bois, que de confidences il a déjà entendues! Heureusement qu'il sait garder les secrets.
– Moi, je suis fatigué! dit Iulian. C'est dimanche aujourd'hui. On pourrait bien nous laisser un peu tranquilles. Mais non... on nous fait travailler de neuf heures du matin à trois heures de l'après-midi. Moi, je trouve que c'est trop. En hiver, pendant des heures il faut déblayer la neige, et maintenant qu'il fait chaud, avec des petits arrosoirs, on doit passer la journée à porter de l'eau dans un champ de maïs...

– Si au moins on avait assez à manger. Mais qu'est-ce qu'on trouve encore dans les magasins? Un peu de pain souvent tout sec, et quelques pommes de terre...
– Hier, ajoute Petru, ma mère n'a pas eu de chance: Depuis 4 heures du matin, elle a fait la queue devant la boucherie. Et quand c'était son tour d'être servie, il n'y avait plus rien. Elle a dû rentrer les mains vides. Et ce n'était pas la première fois!
– Regardez, interrompt Cornel. Voilà Genovieva. Plus un mot!

Genovieva, c'est une camarade d'école. Gentiment elle s'approche...
– Bonjour!
- …
– Bonjour! reprend Genovieva, étonnée.
– Ecoute, dit alors Cornel, tu sais très bien qu'on n'a pas le droit de te parler. Va plus loin! Si tu restes avec nous, nous aurons des ennuis.
– Mais... qu'est-ce que je vous ai fait?
– Rien, c'est à cause... de tes parents. Allez, Genovieva, laisse-nous tranquilles! Pensive, la fillette va s'asseoir à l'écart.
– Ils sont pourtant gentils, mes parents, se dit-elle en poussant un soupir. Décidément, je n'ose plus parler à mes camarades. A l'école, c'est la même chose: à chaque récréation, je dois reste seule sur un banc, les mains derrière le dos...

Genovieva serait-elle une écolière spécialement difficile, pour qu'on doive prendre de telles mesures à son égard? Pas du tout. Impertinente ou fanfaronne, alors? Mais non, c'est une fillette toute simple. Il y a pourtant une raison. On ne traite pas ainsi un enfant par pure fantaisie. "C'est à cause de tes parents..." a dit Cornel. Qui sont-ils donc, ces parents? Des gens de mauvaise vie? des voleurs peut-être?

Non, ses parents sont seulement des... chrétiens. Que de mensonges on raconte au sujet des croyants: "des personnes dangereuses dont il faut se méfier!" Cela, les parents de Genovieva le savent bien. Et pourtant ils ne peuvent renoncer à ce qu'ils ont trouvé dans la Bible. Faire semblant d'ignorer Jésus-Christ? Ah, non! Ne leur a-t-il pas donné la paix, la joie, la confiance? Que sont les moqueries, à côté de tout ce qu'ils ont trouvé en lui?
– C'est vrai que nous sommes très pauvres, soupire la fillette en rentrant chez elle, mais ils sont pourtant bien gentils, mes parents.

La voici devant leur petite maison. Elle n'a qu'un rez-de-chaussée. Il faut se contenter de cela. Mais le papa n'est-il pas ingénieur inspecteur des ponts? C'est exact. Seulement, comme il est chrétien, on le paie très peu. Cette famille habite au nord de la ville, dans une rue tranquille tout près de la frontière russe. Mais... quels sont ces étranges baraquements juste en face? Et que fait cet homme sur un toit? Hélas, nous le saurons bien assez tôt!

Texte: Samuel Grandjean

© La Maison de la Bible, Genève, 1995
Vous pouvez librement disposer du texte et des illustrations pour l'emploi dans le cadre famillial.
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