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Soumission hommes et femmes

1ère question:

Après voir pris connaissance de l'enseignement sur «Le rôle de l'homme et de la femme dans le couple», j'aurais besoin d'éclaircissements quant à certains éléments plutôt flous.
Certains passages (cf. Credo chapitre 6, 6-3-1 Le mariage et le célibat)
parlent de soumission mais les contextes sont différents (époux/hommes en général); à qui doit se soumettre «la femme», à leur mari ou aux hommes en général ? Le thème parle du rôle «dans le couple» mais il semble que certains de ces passages parlent des relations entre hommes et femmes et non épouse/époux.
Pouvez-vous m'éclairer et éventuellement me donner des exemples pratiques ? Comment cette soumission s'articule-t-elle par des exemples pratiques ? Merci !

Réponse:

Le cadre de la soumission est le couple. Les femmes (en général) n'ont pas à être soumises aux hommes en général, mais seulement l'épouse à son mari. La difficulté vient de nos traductions qui traduisent «femme» par deux termes différents, soit le mot «épouse» soit le mot «femme» qui évoque toutes les personnes de sexe féminin. L'autorité ne s'applique que du mari sur son épouse. Comme le dit l'enseignement du credo, et en s'appuyant par exemple sur Ga 3,28, les deux, maris et femmes sont égaux en valeur et en dignité devant Dieu.

Soumission dans le couple

Un texte clair recommande la soumission de la femme à son mari: Ephésiens 5.22-24 (voir aussi 1 P 3.1-7). Cette soumission doit être une attitude volontaire, et non une façade.

La soumission de la femme doit être volontaire et non contrainte et forcée, «en traînant les pieds». Il ne s'agit pas non plus d'une soumission dégradante en ne prenant pas part à la vie et sans discussion.

Il s'agit d'un acte volontaire, d'un engagement, d'un partenariat. L'épouse désire vivre cette soumission, d'abord parce que l'épouse aime le Seigneur et par égard envers celui qui est son Dieu, son Seigneur, son Sauveur.

Cela implique que l'épouse ne va pas chercher à revendiquer ce rôle à la tête de la famille. Elle ne va pas non plus saboter toutes les décisions. Elle accepte les décisions de son mari et le soutient en toutes circonstances, il en a besoin. C'est lui qui doit assumer toute la responsabilité en tant que chef... et de l'aide est la bienvenue.

Si bien des hommes n'assument pas leur position de chef et les responsabilités qui vont avec, il peut aussi arriver que des femmes soient excessivement critiques ou querelleuses, sapant ainsi la relation telle que Dieu l'a voulue.

Une soumission non seulement dans les faits, mais aussi dans les pensées: pas de mépris, une chasse constante contre toutes les pensées qui pourraient être dégradantes pour son conjoint (idem pour les hommes d'ailleurs).

Il y a aussi le danger de la manipulation. Les femmes sont, souvent, pas toujours, mais bien souvent quand même, plus subtiles que les hommes. Il en va de leur responsabilité de ne pas utiliser cette subtilité pour manœuvrer leurs maris pour qu'ils fassent ce qu'elles attendent de lui. Le mari doit assumer l'autorité qui lui est donnée.

«Tout en déléguant de nombreuses tâches et responsabilités aux membres de sa famille de façon à mettre en valeur les compétences et capacités de chacun, et en laissant en particulier à son épouse une grande liberté d'initiative, le mari et père de famille garde l'oeil sur la marche générale de son foyer de manière à s'assurer que les choses se passent comme elles doivent et que les décisions ou les mesures nécessaires à la bonne marche du foyer et au bien-être de chacun de ses membres soient prises. Quelle que soit la manière d'arriver aux décisions dans le couple, quelle que soit l'implication – qu'on peut souhaiter maximale – de l'épouse dans le processus de décision, quelle que soit la part de délégation confiée à l'épouse dans ce domaine, c'est lui qui en porte la responsabilité première et c'est à lui qu'il appartient de trancher (tout en tenant compte du point de vue de son épouse et de ses enfants) lorsque la discussion ne permet pas de déboucher sur un accord.» (Texte de Sylvain Romerowski, «La Revue Réformée», n° 240).
L'homme et la femme sont donc des partenaires, avec discussion, échanges, mais si un désaccord subsiste, il est nécessaire qu'une personne puisse trancher, notamment lorsqu'il n'est plus possible de différer la décision. C'est le rôle du mari, qui doit prendre ses responsabilités et assumer ses choix.

L'autorité

Si Dieu demande à la femme de se soumettre, il ne demande pas à l'homme de dominer. Il demande d'aimer. Et aimer jusqu'au sacrifice, comme Christ a aimé l'Eglise (Ep 5.25-33).

L'amour romantique, l'amour lié aux sentiments est une bonne et belle chose qui a toute sa place dans le mariage. La complicité, l'amitié dans le mariage sont des ingrédients beaux, utiles, forts même. Ils font partie de la relation. Mais ce n'est pas suffisant. Il y a aussi l'amour qui se donne.

D'après l'exemple de Jésus (Jn 13.12-17), l'autorité est une autorité pour servir, pour le service des personnes sur qui l'autorité s'exerce. Le mari doit donc prendre les décisions qui s'imposent non pas pour son propre bien, son propre intérêt, mais pour le bien de son épouse et de toute sa famille le cas échéant. Il a besoin de toute l'aide de toute la sagesse divine pour mener à bien cette tâche difficile.

Complémentarité de l'homme et de la femme ?

Un petit commentaire sur la complémentarité homme femme et le texte de Genèse 1-2.

On parle souvent de complémentarité entre l'homme et la femme... enfin surtout la femme qui est complémentaire de son mari, considéré comme la personne la plus importante du couple.

Dans le récit de la création, la complémentarité est absente. S'il n'est pas bon que l'homme soit seul, si la femme est tirée de l'homme, il n'est jamais dit que l'homme et la femme sont complémentaires.

C'est Platon qui a dit que les humains étaient au départ mâle et femelle et que les dieux les auraient coupés en deux pour les affaiblir. D'où cette recherche de sa moitié pour de nouveau vivre une certaine plénitude. Rien de biblique (rien de vrai non plus!)

Si l'homme et la femme sont créés l'un pour l'autre, mais ils sont chacun des personnes à part entière, pas besoin du mariage pour être une personne accomplie, même si le mariage est une belle chose. Une personne célibataire n'est pas incomplète mais elle a toute sa valeur en elle-même... ceci dit sans minimiser les souffrances que cet état occasionne parfois.

La rencontre de l'homme et de la femme n'est pas la réunion de deux personnes complémentaires, mais de 2 personnes à part entière qui doivent s'accepter l'une l'autre en faisant l'expérience de leur différence.

Le texte de Genèse 2 où Adam reconnaît Eve met surtout l'accent sur la similitude: après avoir nommé tous les animaux, après avoir vu toute la création, il découvre cette femme qui lui est semblable.

Si la femme est soumise à son mari, elle lui est semblable dans l'humanité, la dignité, la valeur... cela va de soi pour nous, mais il est intéressant de pouvoir le mentionner dans notre manière de présenter la foi et notre manière de vivre.


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